Maxime Bernier

Un Québécois qui se tient debout...

Bien que je sois loin d’être un conservateur, j’ai apprécié au plus haut point la sortie de Maxime Bernier dénonçant le «multiculturalisme extrême» de Justin Trudeau, qui prêche les vertus de la diversité au détriment des deux peuples fondateurs. On ne peut pas dire qu’il a la langue de bois et qu’il est politiquement correct, deux fléaux de notre société qui font que nous tournons constamment en rond, dans une sorte de «valse hésitation», et que nous ne réglons jamais rien.

Je comprends la frustration du député libéral Marc Miller, qui dit: «Le Canada a été bâti par des gens du monde entier venus ici pour jouir de la liberté, de la prospérité et de l’égalité que notre pays peut offrir.»

Je disais plus haut qu’il n’y a que deux peuples fondateurs qui ont bâti notre pays. Les autres sont venus après et ils le font de plus en plus maintenant, souvent illégalement, grâce à une politique d’immigration qui sous le couvert de la diversité ne vise qu’à réduire notre poids démographique, surtout au Québec.

Monsieur Bernier a raison de dire: «accueillir des gens qui rejettent les valeurs fondamentales de l’Occident que sont la liberté, l’égalité, la tolérance et l’ouverture ne nous rend pas plus forts». Il affirme même qu’au contraire cette diversité détruira notre pays. Après l’aplaventrisme voici que maintenant nous pratiquons l’«aplatissage» ou faisons le tapis, comme dirait Mathieu Bock-Côté, devant les autres cultures.

Il y a des limites à la censure qui est de plus insidieuse et la mise au pilori des deux œuvres de Robert Lepage, Kanata et SLAV qui ont été ensuite mises au rancart soi-disant parce qu’il avait fait de l’appropriation culturelle, est une honte.

Et que dire du gouvernement qui veut nous imposer un parc éolien, dont nous n’avons pas besoin, à Apuiat, pour soi-disant encore une fois, plaire aux Innus et surtout ne pas se mettre les syndicats à dos? Il y a fort à parier que le PDG d’Hydro-Québec, une société d’État au service du politique, qui n’est pas politicien et qui est contre le projet, sera limogé.

Le premier ministre a lancé la campagne électorale, lui qui a commencé celle-ci il y a plusieurs mois en saupoudrant des milliards de notre argent ici et là dans la province. François Legault le populiste, qu’un auditeur sur une tribune téléphonique a qualifié de «vieille carrosserie avec une peinture neuve», l’est déjà depuis deux ans et devrait bientôt être essoufflé. Pendant ce temps, Jean-François Lisée attendait dans l’ombre, sans faire de vagues et, bien que négligé, devrait nous surprendre, en espérant que la classe dont il fait montre ne soit pas toujours un obstacle.

Je souhaite seulement que le niveau du discours soit élevé et que l’insulte, le mensonge et les insinuations malveillantes ne deviennent pas monnaie courante comme lors des dernières campagnes.

Gaston Bouffard

Shawinigan