ll est interdit d’utiliser l’eau potable pour des fins d’arrosage des pelouses, jardins, fleurs, ...

Un manque de clairvoyance

Le principe d’alternance. Vous connaissez?

On est tous conscients de l’importance d’une saine gestion de l’eau potable.

Pour une utilisation équitable, raisonnée, les villes ont mis en place des règlements. Pour l’arrosage des gazons il est dit que les adresses paires peuvent arroser les dates paires et les adresses impaires, les dates impaires. Ce règlement semble logique mais comporte une faille importante.

Par principe d’équité et par nécessité, la logique de l’arrosage des gazons devrait se baser aussi sur le principe de l’alternance. Soit le pouvoir d’arroser un jour sur deux. Ce qui n’est pas le cas dans le présent règlement. Le législateur voulant bien faire n’a pas réfléchi au fait que certains mois du calendrier ont 31 jours (mai, juillet, août). Ce qui brise l’alternance.

Ainsi vous pourriez recevoir une contravention pour avoir arrosé le 1er août, parce que vous habitez une adresse paire. Vous pouvez arroser le 30 juillet mais ne pourrez le faire le 31 juillet. Ni le 1er août qui est une date impaire. Vous devrez attendre le 2 août en soirée. Calcul fait, c’est près de 70 heures (presque trois jours) que votre gazon n’a pas vu une goutte d’eau. Elle est où l’alternance? En fait, c’est 50 % des propriétaires qui subissent cette iniquité. Tous ceux vivant à une adresse paire.

Une façon de réparer l’injustice serait de laisser le premier jour du mois accessible. Chacun a le droit d’arroser. Si besoin est. Et ce, sans risque de contravention. Les jours suivants c’est l’horaire habituel qui s’applique. Ainsi tous les citoyens sont traités de façon équitable et non en fonction du côté de la rue qu’ils habitent. Le principe d’alternance est respecté.

Cette situation n’arrive que quelques jours par année, me direz-vous. Oui mais, tout règlement qui est fait mérite d’être bien fait. Ce qui n’est pas le cas ici. Ce règlement est déficient. Point final. Et cela pénalise 50 % des propriétaires qui normalement et en toute équité devraient pouvoir utiliser cette ressource payée à même leurs taxes.

Là c’est carrément un manque de clairvoyance de nos législateurs. Il n’est jamais trop tard pour mieux faire… et corriger cet impair.

Jean-François Gaudette

Trois-Rivières