L’auteur de ce texte considère que le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, est un leader qui aime sa ville, qui est accessible et qui a un bon seuil de tolérance à la critique.

Un maire hors pair

Dès mon arrivée à Trois-Rivières, en 1957, pour y poursuivre mon cours classique, je suis tombé en amour avec la ville. J’ai étudié son histoire par des lectures et des contacts. Je me suis intéressé à ses dirigeants, à son économie, à ses habitants. J’ai dû quitter Trois-Rivières pour poursuivre ma carrière d’enseignant mais je m’y suis toujours intéressé et, depuis deux ans, j’y ai un pied-à-terre, étant locataire chez mon fils.

Trois-Rivières a élu sept maires différents depuis 1957. J’en ai connu trois plus particulièrement. J’ai été marqué par le maire Beaudoin. Je ne l’ai pas vu très souvent mais, chaque fois que je l’ai rencontré, il m’a aidé à diriger la ville de La Tuque par ses qualités personnelles. Il était déçu que son dauphin, André Young, refuse de lui succéder mais il s’est vite retrouvé dans Yves Lévesque. D’ailleurs, François Roy parle de la première rencontre entre les deux comme des retrouvailles père-fils et Jean-Marc Beaudoin dit «que les deux hommes sont issus des affaires, donc rompus au rapport direct avec les gens. Deux hommes qui sont des vendeurs». (Le Nouvelliste, 28 mars 2015)

Voilà bien ce qui caractérise Yves Lévesque: un homme de rapports directs avec «la clientèle». Yves Lévesque est un homme accessible (je n’ai pas dit disponible), honnête, visionnaire. Il aime que les choses aillent rondement. Il analyse les situations mais se tient loin des «wèreux» et des éternels maniaques des «études».

Dès son arrivée à l’hôtel de ville, il s’est entouré de gens très compétents dans toutes les sphères de l’activité municipale. Le choix de Gilles Dontigny (que j’ai bien connu) fut un de ses meilleurs coups de filet. Il a ramené dans les mains des élus la confection du budget municipal, alors que ce dernier, selon ce que j’ai lu dans Le Nouvelliste, était remis entre les mains de certains professeurs d’université (payés?) avant d’atterrir sur la table du conseil. Certains diront qu’il «tourne les coins ronds» mais, au moins, il n’est pas un «rond de cuir».

Yves Lévesque est un leader qui aime sa ville, qui va tâter le pouls sur «le plancher des vaches». Il est à l’aise avec toutes les classes sociales et s’adapte rapidement, au besoin. C’est le maire Beaudoin ou le maire Marchand (Grand-Mère) qui m’a déjà dit: «sauf si une réunion est cédulée, que fait un maire à son bureau avant 10 h? Ce n’est pas un directeur général. Il va chercher «de la matière» pour alimenter celui-ci.»

Sa plus grande qualité est sa tolérance face à la critique, surtout celle de certains râleurs qui écrivent dans ces pages pour s’attaquer à ses propos et à ses projets.

Il ne sert à rien de s’étendre sur les réalisations du maire Lévesque. Elles sont évidentes et j’abonde dans le même sens que monsieur Yves Marchand. Je m’attarderai cependant à son «idée fixe» d’attirer les personnes retraitées. On en a déjà parlé ensemble. De «grands économistes» parlent souvent du bas revenu des gens dans la région de Trois-Rivières. Ils parlent aussi du vieillissement grandissant de la population. Ils oublient deux choses. La première, c’est qu’il y a un retour de ceux qui ont étudié à Trois-Rivières vers cette ville une fois leur carrière terminée. La seconde, c’est qu’entre le revenu annuel de 40 000 $ d’un retraité et celui d’un travailleur qui a un revenu annuel de 60 000 $, il y a environ au net un écart de 1000 $. Ce qui importe le plus en économie, c’est le revenu disponible, celui avec lequel le citoyen dépense.

Le 5 novembre 2017, la population de Trois-Rivières a donné à Yves Lévesque une belle majorité de 3000 voix qui lui donne les coudées franches pour continuer, avec les conseillers et conseillères, à faire progresser la belle ville de Trois-Rivières.

André Duchesneau

Shawinigan