Un hommage mérité

Mon défunt père disait souvent, mi-sérieux, qu’il était difficile d’élever une famille dans un village. Il faisait allusion je pense, qu’à l’époque – au milieu du siècle dernier – presque tous les gens pensaient la même chose et agissaient selon les mœurs et coutumes du temps. Pas facile donc d’innover sur les plans social, culturel et religieux.

Heureusement, au fil des ans, des gens courageux se sont levés. Des femmes à l’esprit ouvert notamment, ont osé s’exprimer et contribuer à une révolution sociale qui tardait à venir. Madame Andréa Richard fait partie de ce groupe sélect.

Je salue l’hommage qui vient de lui être fait, soit le Prix Concorcet-Dessaules 2018. L’engagement de cette ex-religieuse à la cause de la laïcité au Québec est donc reconnu à juste titre. Madame Richard a fait fi de l’endoctrinement religieux qu’elle a subi dans son jeune âge, dénoncé le joug du catholicisme et révélé dans ses livres, ses liaisons amoureuses avec des membres influents du clergé.

Que l’on partage ou pas la totalité de ses écrits, l’énergique Trifluvienne de 83 ans représente pour moi, un super exemple de courage et de ténacité.

Roger Matteau

Shawinigan