Mario De Tilly, dg d'IDE Trois-Rivières.

Un haut lieu de transfert de technologie

L’auteur, Mario De Tilly, est directeur général d’Innovation et développement économique (IDE) Trois-Rivières.

OPINIONS / Il y a quelques semaines, dans la foulée du lancement de l’Institut d’innovations en écomatériaux, écoproduits et écoénergies (I2E3), je soulignais dans ces pages l’importance de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) pour l’économie trifluvienne.

À l’instar des plus importantes technopoles et parcs scientifiques au niveau mondial, il appert hors de tout doute que les collectivités ayant le plus de succès ont pour dénominateur commun la présence d’institutions de formation universitaire. Le nouveau positionnement de notre université dans les domaines des technologies vertes et de l’économie circulaire aura une incidence majeure sur nos axes de développement. Déjà nous voyons poindre un nombre important de projets, tant scientifiques que technologiques et industriels, de quoi être fiers d’être Trifluviens.

Ainsi, la stratégie de développement de notre économie repose sur notre capacité à former les futurs dirigeants, cadres et travailleurs, mais également à générer de nouvelles idées et des activités économiques. Ceci passe par une université d’envergure internationale comme l’UQTR, mais également par la présence d’institutions d’enseignement collégial.

Voilà que le 1er avril dernier, le Centre de métallurgie du Québec (CMQ) annonçait un investissement majeur de 8,7 M$ grâce à l’implication des gouvernements du Québec et du Canada. Ainsi, le CMQ deviendra un incontournable dans le prototypage de pièces métalliques issues de l’impression additive, et ce, à l’échelle mondiale.

Le CMQ est rattaché au Cégep de Trois-Rivières, qui compte trois centres collégiaux de transfert de technologie parmi les plus dynamiques et efficients du Québec.

Trois-Rivières est non seulement une ville universitaire; elle est également un haut lieu de transfert de technologie. Outre le CMQ, notre territoire compte sur la présence d’Innofibre, qui soutient l’innovation et la diversification des produits issus de la biomasse, en plus du Centre collégial de transfert de technologie en télécommunication (C2T3), qui œuvre dans le secteur des télécommunications sans fil sécurisées, des dispositifs interconnectés et de l’Internet des objets.

Ces centres de transfert de technologie permettent à de nombreuses entreprises mauriciennes et québécoises d’avoir accès à des équipements de pointe, mais surtout à une expertise unique et à des connaissances techniques et technologiques à la fine pointe. Ces trois CCTT ont une importance stratégique et économique indéniable pour notre milieu, et je tiens à le souligner.