Marie-Mai et Cœur de Pirate étaient du nombre de chanteurs qui ont participé au spectacle de la Saint-Jean-Baptiste enregistré à Trois-Rivières.
Marie-Mai et Cœur de Pirate étaient du nombre de chanteurs qui ont participé au spectacle de la Saint-Jean-Baptiste enregistré à Trois-Rivières.

Un grand spectacle télévisé

OPINION / Les organisateurs et les artistes du grand spectacle de la fête nationale ont brandi haut et fort la francophonie du Québec et ont honoré nos piliers de la chanson québécoise. Ils méritent notre appui et non nos critiques.

Il est vrai qu’il y a eu une grande absence du drapeau québécois, mais l’important n’est-il pas que ce spectacle ait remué en nous l’émotion d’être Québécois? Le drapeau s’est fait discret même chez moi qui ai l’habitude de l’afficher dans ma fenêtre le 24 juin. Cette fois, je l’ai oublié car il n’y avait pas de rassemblement dû à la COVID-19 et n’ayant pas à aller fêter dans la foule, je l’ai oublié. Je me suis installée dans mon fauteuil devant la télé et très heureuse de pouvoir quand même chanter avec les artistes ma joie d’être Québécoise. C’est moins emballant et moins dynamique, mais rafraîchissant en émotions.

Je me suis réjouie du palmarès français qu’on nous a servi. Je crois qu’il faut féliciter les artisans de ce spectacle et les remercier pour le succès monstre de cette célébration de la chanson. Cette organisation particulière de la Fête nationale, sans public applaudissant les performances et brandissant leur petit drapeau, se veut une réussite émotionnelle et nostalgique, malgré tout.

Il n’y avait pas que le drapeau d’absent, mais aussi tous les spectateurs. Et pourtant ce fut un succès. On se reprendra l’an prochain avec drapeau.

Il n’en reste pas moins que cette grande fête nationale, qu’on a amputée de son nom (Saint-Jean) était totalement à notre image. Et pour compenser le fait de ne pas s’être rassemblés, j’invite les Québécois à afficher dans leur fenêtre le symbole québécois de la fleur de lys ou même le petit drapeau, comme on affiche présentement le symbole de l’arc-en-ciel pour dire que ça va bien aller. Puisque, finalement, nous ne sommes pas Québécois que le 24 juin, mais bien tous les jours de l’année.

Le confinement nous a un peu engourdis et a pris trop de place dans notre cerveau. Mais même s’il faut continuer à se protéger de la propagation de ce virus tenace, rien ne nous empêche de nous sentir solidaires moralement tout en gardant nos distances.

Ce spectacle a été une relance d’énergie pour moi. Merci pour cet événement mémorable qui réaffirme mon appartenance québécoise à jamais tatouée dans mon cœur.

Ghislaine Noël

Trois-Rivières