Dans cette lettre, l’auteur souhaite que le prochain gouvernement du Québec accorde une grande importance à l’environnement.

Un génocide environnemental est officiellement prévu: qui souhaite être accusé de complicité?

La communauté scientifique mondiale sonne l’alarme depuis plusieurs décennies. L’ONU donne à peine deux ans pour effectuer un changement radical de cap sur notre surconsommation avant que le point de non-retour arrive. Le réchauffement climatique apporte avec lui son lot de problèmes qui commence à se faire sentir de plus en plus au Québec. Périodes plus fréquentes et plus longues de canicule ayant causé la mort, pluies et vents plus forts et destructeurs, augmentation des problèmes d’insectes et de maladies dans les cultures. Il faut être déconnecté de la réalité pour ne pas voir le mur qui se dresse devant l’avenir de l’humanité.

Malgré l’urgence climatique, malgré que tous les partis aient reçu la déclaration d’urgence climatique endossée par la majeure partie de la société civile, seuls deux partis sur les quatre présents au débat priorisent ce dossier dans leur programme.

On s’apprête à mettre au pouvoir des décideurs de notre avenir pour quatre ans et les deux partis en tête de lice n’ont rien de solide pour amorcer les changements requis. Ce n’est que la sacro-sainte économie de surconsommation qui prime. Celle-là même qui nous a menés vers le mur dont fait face notre environnement vital.

Et ne jouons pas à l’autruche. Un environnement détruit, c’est adieu l’économie, la santé, le contrôle de l’immigration, l’équité sociale et tous les autres sujets qui ne sont qu’une poussière dans l’œil alors qu’on a une poutre dans l’autre et dont les deux partis en tête des sondages n’ont même pas de plan pour y remédier.

L’heure est grave! Citoyens de cette Terre, réveillons-nous! Si ces partis sont en tête, c’est parce que nous nous apprêtons à voter pour eux. Cela vient à dire que nous nous faisons complices du génocide environnemental vers lequel s’apprêtent à nous entraîner ces politiciens du 19e siècle.

Jamais dans l’histoire, le mandat que nous nous apprêtons à donner n’aura été aussi chargé de responsabilité envers l’avenir! Si certains politiciens ne comprennent pas l’urgence climatique, de grâce, ayons au moins un minimum de respect envers l’avenir que nous réservons à nos enfants. Sommes-nous trop bien roulés dans la ouate pour nous rendre compte de l’importance de notre vote le 1er octobre pour l’avenir de nos conditions de vie sur cette Terre? Les études montrent qu’il y a plus de possibilités d’emploi en amorçant le virage environnemental qu’en conservant notre économie destructrice telle qu’on la connaît. Mais ça prend du courage pour faire ce virage!

Un achat, c’est un vote! Un vote c’est une responsabilité. Des responsabilités entraînent des conséquences. Souhaitons-nous avoir la responsabilité d’être complice des malheurs que vivront nos enfants? N’oublions pas qu’on a les politiques et les politiciens qu’on mérite! Après tout, c’est nous qui les mettons au pouvoir pour décider de notre avenir.

Serge Fortier

Sainte-Marie-de-Blandford