Un diplôme vide

OPINIONS / Lettre adressée à Élizabeth Leblanc-Michaud, qui a initié une pétition demandant la suspension de la session d’hiver 2020 et la reconnaissance des crédits sans note finale pour les institutions d’enseignement supérieur.

Qu’est-ce que l’empathie? Selon Larousse, c’est la faculté de se mettre à la place d’autrui, de percevoir ce qu’il ressent. L’obligation de répartir le malheur des uns sur le malheur de tous les autres, est-ce de l’empathie? Non, je ne crois pas.

Je ne comprends pas votre position Mme Leblanc-Michaud. Je souhaite ardemment que le recteur poursuive la session et je suis certaine que le corps professoral a autant d’intérêt que nous à offrir de l’enseignement de qualité contenu des circonstances. L’option de quitter la session sans pénalité est remise jusqu’à la fin avril, c’est une option. C’est peut-être la vôtre. Pour ma part, mes professeurs ont tous le même message: poursuivre tout en étant souple et flexible. Voilà une autre option. Ça pourrait être la vôtre.

Nous sommes tous victimes de l’inquiétude que provoque ce chamboulement. Pour l’un ce sont les études et les enfants, pour l’autre c’est la santé fragile et l’argent. Avons-nous besoin de subir le même sort par souci «d’équité»? Non, je ne crois pas. Nous pouvons nous entraider par contre! Cessons de penser à soi-même, entraidons-nous. En quoi étudiez-vous madame Leblanc-Michaud? Je vous offre mon aide à distance. En gestion en plus? C’est dans le mille!

Pour terminer, permettez-moi de douter que la pétition est signée par 80 000 étudiants… Une pétition valide doit-elle n’être autographiée que par les étudiants eux-mêmes? Je ne sais pas. Peu importe la réponse, la société est partie prenante de ce débat et elle est perdante de se contenter de diplômes vides, ça, j’en suis certaine.

Catherine Pellerin

Étudiante

Maîtrise en administration des affaires de l’UQTR

Trois-Rivières