Un combat qui doit se continuer

Le 17 janvier dernier, le gouvernement du Québec a annoncé une hausse du salaire minimum de 0,75 $ de l’heure pour le 1er mai prochain, soit 0,25 $ de plus que ce qui avait été annoncé initialement. Une petite victoire qui est digne de mention. Cette hausse du salaire minimum à 12 $ de l’heure prouve que la campagne 5-10-15 a un impact ! Au Carrefour d’aide aux non-syndiqué-es, nous allons continuer à soutenir la campagne afin que tous les travailleuses et les travailleurs du Québec puissent vivre décemment.

Vous savez, cette cause nous touche tous. Nous croyons qu’il faut réduire les inégalités et s’assurer que toutes les personnes que l’on côtoie de près ou de loin puissent combler leurs besoins de base. Notre organisme croit que chaque travailleuse et travailleur qui termine sa journée de travail doit jouir d’une certaine tranquillité d’esprit sans avoir à se casser la tête sur comment payer son épicerie, son logement ou son habillement. Aucune personne ne devrait être en mode «survie» et pourtant… ils sont plusieurs centaines de milliers au Québec à ne pas être capables de débourser 500 $ si un imprévu survient dans leur vie.

Nous croyons également que le gouvernement du Québec ne devrait pas tenir compte uniquement du ratio qui est de 50 % du salaire horaire moyen pour établir ce que devrait être le salaire minimum, mais qu’il devrait tenir compte également du seuil du faible revenu de Statistique Canada pour s’assurer que tous les travailleuses et les travailleurs du Québec puissent vivre décemment. Tenir compte uniquement du ratio entre le salaire minimum et le salaire horaire moyen, c’est loin d’être suffisant.

Notre organisme croit qu’on doit cesser de creuser l’écart entre les riches et les pauvres. C’est toute la société québécoise qui en sortira gagnante. L’amélioration du salaire minimum aidera à faire reculer la pauvreté au Québec à des centaines de milliers de personnes au Québec. En plus, les salariés seront plus motivés à aller travailler pour leurs employeurs puisque leurs salaires leur permettront à la fois une meilleure qualité de vie, mais aussi une meilleure santé physique et mentale. En 2018, nous en sommes rendus là ! Cette réalité, on la voit sur le terrain, et non du haut d’un bureau.

Anne-Marie Tardif

au nom du

Carrefour d’aide aux non-syndiqué-es