Trois verres, un spectacle et une confession

OPINION / Mon père, je m’accuse d’avoir pris trois verres de bière. C’est à cause de Trois-Rivières si je ne me souviens plus des noms. Il n’y avait pas de foule, seulement des ampoules, des lumières, des témoins de présences, de foules de toutes influences, de toutes provenances, de toutes confluences.

Pardonnez-moi mon père, les grands noms de la chanson, les grands instruments, les grands auteurs, les grands interprètes ont troublé mon entendement, m’ont laissé sans discernement. Toutes ces voix, toutes ces cordes sur scène accordées m’ont obnubilé. De toutes origines, cheveux blonds ou cheveux ronds, cheveux gris ou sans-cheveux, doyens ou nouveaux, ils étaient tous originaux.

Pour ces trois verres interdits, mais ô combien sublimes, je suis résigné à tous les «Notre Père» ou «Je vous salue Marie» que vous daigneriez m’imposer. Saint Jean-Baptiste saura bien me les pardonner...

Pascal Barrette

Ottawa