Les professeurs qui signent cette lettre voient Trois-Rivières, ville universitaire, comme un atout pour aujourd’hui et pour demain.

Trois-Rivières, ville universitaire: qu’en pensent les candidats?

Les auteurs sont des professeurs de l’Université du Québec à Trois-Rivières qui disent avoir une vision nouvelle de l’institution.

OPINIONS / Trois-Rivières, ville universitaire: beaucoup de villes aimeraient avoir cette chance. Ce lieu de haut savoir forme des personnes hautement qualifiées sans lesquelles on verrait mal comment assurer le développement humain et économique d’une région. En ce sens, faire véritablement de la Mauricie le cœur du Québec, serait-ce envisageable sans ces quelque 15 000 jeunes cerveaux qu’y attire et y retient l’UQTR, et qui représentent une richesse intellectuelle et scientifique incontournable pour le développement de notre ville et de notre région?

En éducation comme en génie, en santé comme en gestion, en sciences fondamentales comme en sciences humaines, en environnement comme en culture, dans les lettres comme dans les sciences sociales, plus de 460 professeurs-chercheurs, entourés de professionnels passionnés, et d’un personnel de soutien engagé dans sa communauté, contribuent à l’épanouissement intellectuel et humain de ces milliers d’étudiants.

Depuis bientôt cinquante ans, ils travaillent avec fierté au développement de plus de 100 programmes d’enseignement, de recherche et de recherche-création aux trois cycles d’études: baccalauréat, maîtrise et doctorat. Autrement dit, voilà un grand lieu de créativité et d’innovation où le développement des connaissances représente le premier objectif. Vingt-huit départements, plusieurs laboratoires et centres de recherche y contribuent à accroître chaque jour nos connaissances sur le comportement humain et le monde dans lequel nous vivons, et à les porter au plus haut niveau.

Ces chercheurs, qui forment une sorte de constellation de PME travaillant à produire du savoir, font également rentrer des millions de dollars à l’université en fonds de recherche. Ils font rayonner l’UQTR et notre ville à travers le monde. Deux instituts – l’Institut de recherche sur les PME et celui sur l’hydrogène –, plusieurs laboratoires et centres de recherche ont également pour vocation d’assurer le transfert des connaissances vers le milieu. Toutefois, pour optimiser ce transfert, si nécessaire à la vitalité culturelle, intellectuelle et économique de notre région, il est indispensable d’accroître la coopération entre l’université et son milieu, ce qui passe par un soutien indéfectible de la ville envers son université.

Main dans la main, l’UQTR et notre ville peuvent créer un environnement de travail unique et porteur d’espoir pour notre région et, par-delà, pour le Québec tout entier.

Prenons un seul exemple: le nécessaire passage vers l’industrie intelligente ne pourra se réaliser, aujourd’hui, qu’à la faveur de cette coopération. Elle seule est capable d’encourager la recherche appliquée et la création de centres de transferts des connaissances; elle seule peut contribuer à renforcer les liens qui doivent se tisser dans une ville où une université et le réseau collégial doivent travailler en concertation avec les forces vives de notre région, afin de la rendre encore plus attrayante et compétitive.

Trois-Rivières, ville universitaire: c’est notre principal atout pour aujourd’hui et pour demain. Mais quel est donc le plan de chacun des candidats à la mairie de Trois-Rivières pour tirer parti de cet avantage incomparable, pour favoriser cette coopération et concourir au développement de notre université?

Georges Abdul-Nour

Marc-André Bernier

Andrea Bertolo

Gilles Bronchti

Sonia El Euch

Jason Luckerhoff

Marianne Paul