Trois-Rivières vaut bien un maire

OPINIONS / Monsieur Yves Lévesque a fait une apparition remarquée en pleine campagne à la mairie. Pour annoncer bien haut que l’énergie lui revient; il s’est permis d’évoquer la tenue de réunions qualifiées de cachées par un «parti politique souterrain». Quoi de mieux pour expliquer une pénible fin de règne qu’un complot?

Après les 130 pancartes électorales volées et les points de presse simultanés sur les aînés, l’occasion était trop belle pour réchauffer une campagne jusque-là bien polie.

Le nouveau maire aura beaucoup à faire durant ce mandat écourté. Les citoyens seront en attente de résultats et Trois-Rivières ne peut indéfiniment se priver d’un premier magistrat.

De nombreux enjeux, comme le train à grande fréquence, l’environnement, la bonne gestion des finances, nous apportent la preuve, si elle était nécessaire, que le défi est de taille. Au lendemain de l’élection, le nouveau maire devra travailler avec le conseil en place, au bénéfice de tous les citoyens. Mais les ingrédients semblent aujourd’hui réunis pour un retour de la politique spectacle.

Il n’y a rien de plus ancien que la division et les Trifluviens sont en droit d’espérer une approche renouvelée de l’action politique municipale.

Je n’ai jamais été aussi convaincu durant cette fin de campagne que notre capitale régionale avait besoin d’un maire.

En deux ans et demi, il n’y aura pas de temps pour les coups médiatiques ni pour essayer de restaurer un vieil ordre qui donne peu de possibilités d’expression aux citoyens.

À quoi servent les polémiques qui se déclenchent autour des provocations?

Suivre cette glissade, c’est encore priver Trois-Rivières de son maire.

Laurent Asselin

Trois-Rivières