L’auteur de cette lettre propose la création d’un organisme qui se chargerait de l’administration du nouveau colisée de Trois-Rivières.

Trois-Rivières possède déjà l’expertise pour administrer le colisée

OPINIONS / Pour faire suite à la saga au sujet de notre nouveau colisée, il m’a semblé que le principal problème provient du fait que le maire et le conseil de ville ne sont pas intéressés à garder la gestion de l’édifice, et qu’ils recherchent une organisation prête à en prendre charge, un peu comme c’est le cas avec le Centre Videotron à Québec.

Personne ne l’a encore admis publiquement mais cela me semble être la seule raison qui justifierait de tergiverser tel que cela a été le cas jusqu’ici. Peut-être pour éviter qu’un potentiel déficit leur soit attribué et ainsi sauver la face vis-à-vis de la population.

Devant un tel scénario, je comprends qu’il ne peut y avoir deux organisations pour occuper ce rôle.

Si tel est le cas, je crois que ce serait une grave erreur qui ne pourrait que se terminer dans la bisbille. L’organisation choisie ne fera qu’administrer en fonction de ses propres intérêts au détriment des autres. Il en résulterait du mécontentement et un déficit annuel qu’elle demanderait sans doute à la ville d’éponger.

Que le nouveau conseil de ville aime ça ou non, le nouveau colisée est déjà construit et nos élus doivent mettre sur pied une organisation pour l’administrer et essayer d’en tirer le meilleur parti possible.

Il faut quelqu’un pour prendre les décisions en fonction des intérêts de la Ville de Trois-Rivières et de ses citoyens. Je ne crois pas que cela fasse partie du mandat de l’université. Non plus que cela serait plausible de confier le tout à une organisation inconnue tel que celle de M. MacDonald.

La Ville possède déjà l’expertise, ou des sous-traitants, dans presque tous les domaines couvrant l’administration et la gestion d’un édifice tel que le Colisée, et il y en a plusieurs. Des organisations comme celle de l’Amphithéâtre Cogeco ou la salle J.-Antonio-Thompson (Culture Trois-Rivières) travaillent déjà avec plusieurs éléments d’administration qui seraient aussi applicables au colisée. On n’a qu’à penser aux services de billetterie, gestion des finances, agence de spectacles, vente de publicité, concessions de restauration et bars, maintien du site web, service d’entretien et nettoyage, sécurité, communications, même l’expertise pour garder une glace en parfait état. Reste la personne qui coordonnerait l’allocation des dates aux différents occupants et la recherche de nouvelles activités.

Pourquoi ne pas créer un organisme tel que celui en place pour l’Amphithéâtre et lui confier l’administration du colisée? À ce moment, les équipes de hockey deviendraient des locataires et monsieur Lamarre pourrait aussi y trouver de la place pour les activités qu’il voudrait promouvoir.

Si jamais Trois-Rivières retrouve une concession dans la LHJMQ, amenant ainsi le retour des Draveurs, la porte serait alors grande ouverte.

Jacques Desmeules

Trois-Rivières