Trois-Rivières en Blues: quelques bémols

OPINIONS / J’écris en lien avec l’article dressant le bilan de Trois-Rivières en Blues. Comment peut-on parler de devoir accompli lorsque bien des amateurs de blues critiquent de façon négative cette édition du festival? Certains ratés notoires que j’ai notés dans mon commentaire laissé sur la page Facebook du festival semblent être partagés par bien d’autres amoureux du blues.

En réaction à l’article intitulé «Trois-Rivières en blues: ‘‘beaucoup de beau temps, puis ben du blues’’», publié dans notre édition du 26 août dernier.

Dans ce commentaire qui se veut constructif, je mentionnais ceci: «Cette édition du festival est la moins réussie depuis que nous y allons. Comme bien d’autres festivals, on s’éloigne du blues de plus en plus. Les choix d’artistes étaient beaucoup trop éclectiques et disparates. Dans une même soirée, on pouvait avoir trois genres complètement différents et qui ne s’associaient pas bien ensemble.»

«C’est malheureux de voir qu’il y a des dizaines et des dizaines d’artistes blues qui parcourent la planète et on s’en remet toujours à des artistes à la carrière en pente descendante pour remplir la salle et les coffres. Je peux me porter volontaire pour vous fournir des listes d’artistes blues qui en valent le coût et qui seraient plus qu’intéressés de venir à Trois-Rivières en Blues.»

«La formule du festival devrait être revue et des améliorations quant à l’horaire des spectacles devraient êtres étudiées. Il est totalement inacceptable d’avoir entre 45 minutes et 1 heure entre deux spectacles (Vintage Trouble et Los Lobos). Si rien n’est fait, la pré-vente risque d’être difficile au printemps prochain et cela rendra plus difficile la marge de manœuvre financière nécessaire pour signer des contrats avec des artistes de renom.»

On peut bien dire que l’achalandage était exceptionnel pour cette édition, mais ne vous reposez pas trop sur vos lauriers, bien des gens y penseront à deux reprises avant d’acheter des passeports en prévente sans confirmation d’artistes de blues de renom. Il y avait peut-être «ben du blues» comme le mentionne M. Gamache, mais il n’était malheureusement pas à l’Amphithéâtre Cogeco. À bon entendeur, salut.

Eric Bonfanti

Shawinigan