Transformons la culture

OPINION / Nous, le CALACS Entraid’Action de Shawinigan, saluons le courage des victimes.

La vague de dénonciations des violences sexuelles démontre non seulement que ces victimes ont besoin d’être entendues, mais elle soulève aussi la question de la culture du viol présente dans notre société.

En effet, si les victimes utilisent les réseaux sociaux pour se faire entendre, c’est qu’elles ne considèrent pas pouvoir être entendues autrement et qu’il y a une banalisation sociétale.

Entretenir la culture du viol, c’est excuser des gestes, des regards, des paroles inacceptables, sous prétexte que c’est «juste une blague» ou «pas si pire que ça». C’est croire que la victime a cherché à se faire agresser parce qu’elle avait consommé, par la façon dont elle était habillée ou par son attitude. C’est penser qu’un NON peut facilement se transformer en oui, en étant juste un peu plus insistant, ou encore que de figer peut-être un signe de consentement, en se disant «qu’elle avait juste à dire non». C’est se soucier davantage des conséquences de l’agresseur que celles de la victime. C’est aussi toute la notion d’érotisation de la violence dans la pornographie, ainsi que dans certains films ou même des publicités.

Ce mouvement social que l’on connaît actuellement montre donc que la violence sexuelle est une problématique qui nous concerne tous et qu’on peut changer les choses collectivement.

Ensemble réagissons et transformons la culture du viol en une culture du consentement libre et éclairé!

Marie-Pier Quessy

Au nom du CALACS Entraid’Action de Shawinigan