L’auteur de cette lettre certifie que les produits utilisés par sa compagnie pour lutter contre les insectes sont biologiques et respectueux de l’environnement.

Traitements d’insectes piqueurs biologiques: l’épreuve des faits

OPINIONS / Dernièrement, quelques citoyens ont manifesté, via les lettres d’opinion, des inquiétudes face à l’utilisation du Bti, un produit biologique, utilisé dans le contrôle des insectes piqueurs. Ces citoyens craignent que le produit utilisé ait des effets néfastes pour la biodiversité sur le territoire et critiquent les sommes investies dans ces traitements par les villes et municipalités.

Au Québec, nous avons la chance que les campagnes de lutte aux moustiques reposent sur des méthodes et produits biologiques, le larvicide Bacillus thuringiensis israelensis (Bti). Depuis 40 ans, les autorités compétentes telles que l’Organisation mondiale de la santé, Santé Canada, les ministères de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, des Forêts, de la Faune et des Parcs ainsi que l’Institut national de santé publique du Québec ont tous étudié, à maintes reprises, le Bti et conclu à sa sécurité dans les conditions d’utilisation au Québec. Il est donc surprenant que des citoyens rejettent du revers de la main les résultats de ces nombreuses études réalisées par des chercheurs indépendants.

Il est vrai qu’il y a quelques années, des études réalisées en France ont questionné l’utilisation du Bti et ses effets sur les larves de chironomes, un groupe d’insectes proche de celui des moustiques et des mouches noires. Cependant, ces quelques études ont été faites dans des conditions qui ne représentent pas la réalité opérationnelle (produits différents, dosages, etc.) apportant ainsi un biais à leur interprétation. En plus, des études plus récentes de 2017 à 2019 ont reconfirmé l’absence d’impact chez ce type d’insectes.

Les opposants associent également la diminution des oiseaux et des insectes sur le territoire à l’utilisation du Bti qui affecterait la chaine alimentaire de ces espèces. Pourtant, les études sont claires. L’analyse des contenus stomacaux des prédateurs aériens, tels les oiseaux, démontre que leur diète ne compte que sur 1 % de moustiques, et ce, peu importe la forte densité de moustiques.

Non seulement la littérature scientifique s’entend pour dire que le Bti n’a pas d’effet sur la faune non ciblée, soit les autres espèces et l’environnement, mais des études récentes ont aussi quantifié l’impact de la nuisance causée par les moustiques sur la santé physique des gens.

Ici, nous ne parlons pas de «confort», mais bien de qualité de vie pour une vie pleinement active en été. Sans le traitement, les familles devront avoir recours aux chasse-moustiques chimiques ou aux pièges coûteux qui dégagent du C0₂ et qui éliminent plus de 40 % d’autres insectes non ciblés? Est-il préférable de réduire la présence de moustiques dans les zones habitées OU de conserver la densité de ces moustiques qui, aussi, transmettent des maladies aux humains et le ver du cœur à notre animal de compagnie?

Est-il préférable de payer 35 $ en taxe spéciale (Trois-Rivières) ou de dépenser ce montant, voire bien plus, dans les chasse-moustiques, moustiquaires et appareils antimoustiques à recharge d’insectifuges chimiques?

Il faut donner à la science la place qui lui revient, maintenir la recherche dans ce domaine d’activité et garder la confiance envers nos autorités compétentes, instruites et responsables qui dictent les règles au Québec.

Dès sa fondation, l’équipe de GDG Environnement a fait le choix de ne proposer à ses clients que des solutions biologiques et respectueuses de l’environnement. Nous pouvons être fiers et nous réjouir de l’utilisation de solutions qui comptent parmi les plus avant-gardistes en ayant choisi une méthode biologique non invasive pour le contrôle des insectes piqueurs, et ce, depuis 40 ans.

Pour davantage d’informations et références sur le Bti, vous pouvez consulter le site web: www.infobti.com

Richard Vadeboncoeur

Biologiste

Vice-président

GDG Environnement