Selon les auteurs, l’intégration d’un TGF dans la région serait particulièrement avantageuse, et cela pour plusieurs raisons.

Train à grande fréquence: une option tournée vers l’avenir

OPINIONS / Étant étudiants du Cégep de Trois-Rivières, nous avons récemment vu passer la demande de l’un de nos enseignants pour la mise en place d’un train à grande fréquence, et nous nous sommes sentis concernés par ce projet qui est socialement intéressant pour le futur de notre région. Effectivement, l’intégration d’un TGF dans la région serait particulièrement avantageuse, et cela pour plusieurs raisons. Notamment, il y a présence de conscience environnementale, de croissance économique et d’un désir d’améliorer les services accessibles à la Mauricie en termes de moyens de transport.

D’abord, nous savons qu’il existe des effets néfastes sur l’environnement lorsqu’il y a une trop grande présence de véhicules en circulation. De fait, le transport est responsable en grande partie des émissions des gaz à effet de serre. Ainsi, l’adoption d’un TGF ouvrirait notre société sur un nouveau transport en commun encore très peu exploité au Québec. Cela inciterait certainement les étudiants à opter pour ce mode de transport alternatif au lieu de faire l’achat d’un véhicule. Certains diront que les autobus sont déjà accessibles à la population, mais il faut considérer la distance parcourue par ces derniers ainsi que le temps requis pour passer d’un point A à un point B, et plus précisément pour ceux qui doivent en faire usage régulièrement pour de plus grandes distances. De plus, considérant que nous habitons la ville la plus polluée du Québec, nous nous sentons d’autant plus concernés par cette proposition. Le TGF représente pour nous une occasion de se rapprocher de l’objectif provincial de réduction des émissions de carbone de 37,5 % sous le niveau de 1990.

Par la suite, il faut prendre en compte ce mode de transport alternatif comme un apport culturel pour la population. Sans doute, le train à grande fréquence ouvrirait la porte au tourisme et permettrait de meilleures opportunités culturelles en raison d’un transport rapide. Dans un même ordre d’idées, il nous donnerait une facilité d’accès aux autres villes québécoises ce qui simplifierait le voyage entre celles-ci. De plus, si nous prenons en considération que plusieurs personnes, dont les étudiants et étudiantes, sont généralement limitées financièrement et que le train offrirait une mobilité presque universelle sans limiter une classe sociale, ce projet de développement écologique devient encore plus intéressant. Les voitures prennent de plus en plus d’espace urbain, ce qui ralentit l’accessibilité au territoire, forme des bouchons de circulation, cause du stress aux conducteurs et aux passagers et mène à une perte de temps évitable par la popularisation de moyens de transport en commun comme le TGF. Ainsi, cet investissement de temps, aussi court soit-il, demeure tout de même avantageux puisqu’une fois rassemblées, ces minutes se voient être investies à des fins personnelles telles que la famille, le sport, l’école ou les projets personnels, sans compter qu’il est beaucoup plus sécuritaire pour les passagers de voyager dans ce transport en commun.

Finalement, l’acquisition d’un train à grande fréquence sur le territoire québécois serait particulièrement favorable pour les jeunes et la population selon une approche économique. En effet, il serait possible de voyager à bon prix et donnerait accès à une vaste possibilité d’emplois qui sont situés à l’extérieur des villes principales.

Également, le train faciliterait le développement de l’économie québécoise puisqu’il nous permettrait de nous déplacer entre plusieurs villes, permettant donc une économie basée sur la consommation à l’échelle locale, voire provinciale.

Meg-Anne Duchesneau

Samuel Lavoie

Étudiants au Cégep de Trois-Rivières