Toutes ces personnes perturbées

J’ai sursauté il y quelques jours en prenant connaissance d’un reportage où des médecins, des psychiatres et d’autres professionnels de la santé rattachés à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec s’inquiétaient, chez eux, d’un vide de services les fins de semaine et la nuit.

Mais pourquoi donc ai-je sursauté précisément? C’est que ces doctes personnes affirmaient nommément que nous étions frappés, ici même au Québec, d’un «fléau de maladies mentales (…) de plus en plus sérieux»… Pas joyeux, l’affaire…

Je me suis également souvenu par la suite qu’un chercheur de l’IRIS de Montréal, Guillaume Hébert, venu s’adresser l’automne dernier aux membres de la Table de concertation des aînés et des retraités de la Mauricie, avait parlé de la maladie mentale comme de la plus importante maladie à nous frapper en notre coin de pays.

Par ailleurs, on sait que nos palais de justice et nos urgences d’hôpitaux sont maintenant dotés de dispositifs qui sont en mesure de filtrer, d’identifier, à l’arrivée les cas de ces personnes avant tout perturbées afin de les distinguer un peu du reste de la clientèle et d’ainsi s’en occuper de façon adéquate.

Voilà où nous en sommes rendus, me dis-je. Mais encore, qu’ajouter face à cela?

Réponse: que nous sommes tous responsables – du moins en partie – de notre état mental; qu’il s’agit peut-être de mettre ses valeurs à la bonne place, mesurer ses priorités afin de ne pas perdre le nord, savoir se concentrer sur ses véritables champs d’intérêt, s’éloigner de ce qui nous divertit sans rien nous apprendre et embrasser résolument toutes ces choses qui donnent leur suc à la vie… Voilà.

Réjean Martin

Trois-Rivières

Garder la neige?

En réponse à M. Pierre Montreuil.

Il faudrait certainement élargir la base de votre réflexion et vous questionner sur les endroits d’où provient la neige qui se retrouve sur les sites de dépôts, sans oublier le coût des permis.

Il faut admettre que pour le centre-ville et les rues étroites des anciens quartiers, il est impossible d’accumuler la neige sur les terrains privés.

Dans les autres secteurs, vous constaterez que, comme des milliers d’autres, l’entrepreneur privé accumule la neige sur mon terrain. De plus, la neige de la rue, enlevée par la Ville, se retrouve aussi sur mon terrain quand l’emprise rétrécit et que la souffleuse est requise, incluant le dégagement des bornes d’incendie et des puisards.

Nous sommes au Québec et certainement avec encore des hivers pour plusieurs années.

Roger Lafontaine

Trois-Rivières