Le lien interrives la gabelle.

Tout ça pour aller plus vite…

J’apprends que le lien interrives entre Notre-Dame-du-Mont-Carmel et Saint-Étienne-des Grès, via le barrage d’Hydro-Québec à La Gabelle, restera fermé jusqu’à la mi-septembre. Le comité veut prolonger sa période d’étude avant d’émettre la meilleure solution.

Quelle belle décision!

Je me souviens étant jeune d’avoir été en Haute-Mauricie sur le lac Bergeron et que, pour faciliter l’accès à ces chalets situés en bordure des lacs, Hydro-Québec et la Compagnie de flottage du bois sur la rivière Saint-Maurice nous facilitaient la tâche en permettant de traverser sur le barrage de La Trenche pour ensuite, avec des bateaux-remorqueurs, nous amener à travers les «pitounes» jusqu’à pas loin de notre destination où nous devions faire du portage pour enfin profiter de ces lieux magiques loin de la civilisation en pleine nature.

Mais aujourd’hui, pour sauver de 10 à 15 minutes, il faudrait que la traverse du barrage demeure ouverte à l’année longue. Et à voir la raison qui a causé la fermeture, nous sommes forcés de constater que des gens «pressés» et «insouciants» il y en aura toujours pour mettre en danger la vie des autres. Le passage en alternance à la Gabelle impose une attente normale que certains automobilistes tentent de récupérer en accélérant particulièrement du côté du rang Saint-Flavien à cause de la longue ligne droite de ce rang.

Les résidents qui demeurent sur le rang Saint-Flavien où «ces gens pressés» veulent toujours aller plus vite sont des gens qui respectent la limite de vitesse et contribuent à une meilleure sécurité. Mais lorsque le lien interrives est ouvert, il faut voir la vitesse augmentée d’une façon incroyable. C’est dangereux. Très dangereux!

Faut-il attendre qu’un grave accident se produise dans ce secteur? Il y a des familles qui vivent là dans une ambiance de campagne où ils espèrent le calme et la sécurité. En plus, je crois que c’est inutile de mettre également le barrage en mode non sécuritaire. Encore ici, il pourrait y avoir des dommages à la structure du barrage qui occasionneraient bien des problèmes. Ne courons pas pour rien ou pour «quelques minutes» après les troubles.

J’espère bien que le comité va considérer l’inutilité d’offrir ce service à la population qui n’y gagne que quelques minutes car de chaque côté, les routes pour se rendre à destination sont à quatre voies et bien entretenues.

Qu’Hydro-Québec s’occupe de bien gérer les barrages, et que le ministère des Transports s’occupe de rendre les routes toujours plus sécuritaires. Et tout sera pour le mieux, comme dit le dicton: «Et la chèvre de Monsieur Séguin sera bien gardée!»

André-Jean Bordeleau

Shawinigan