Taxes: toujours à la recherche d’explications...

En réponse à la publication de Céline Marchand dans la section «Opinions» du Nouvelliste

Chère madame. Je vous remercie d’avoir pris le temps de réagir à ma publication. Cependant, il me semble que vous n’ayez pas compris le sens de mon intervention, et pas d’avantage mes motivations. Permettez-moi de mettre les choses en perspective.

Mon objectif est de démontrer que Trois-Rivières fait porter à une partie de sa population le fardeau de sa dette, les impacts de la fusion et un niveau de service qui dépasse la capacité de payer des citoyens. Elle agit sans prendre en considération qu’une bonne partie de sa population est surtaxée.

De plus, elle est prête à s’engager dans des programmes coûteux sans connaître l’état réel de la situation et sa marge de manœuvre.

Ma résidence n’en est pas une qui est «cossue». Il s’agit d’une maison bien moyenne qui se trouve cependant dans un beau quartier. Pour la valeur de ma résidence, il ne serait même pas possible d’en acquérir une à Montréal et sa valeur représente à peine une mise à fond pour une maison ou un condo à Toronto ou Vancouver. 300 000$ pour une résidence familiale, c’est en bas de la moyenne canadienne pour une maison familiale. Il est donc anormal et injustifiable qu’à Trois-Rivières, pour une telle résidence, que nous soyons taxés comme nous étions parmi les personnes les plus nanties.

Vous avez mentionné dans votre réponse la question des taxes d’améliorations. Sachez encore là madame, que j’ai volontairement et en toute connaissance de cause retiré le coût de cette taxe de mes calculs qui ferait monter ma taxe résidentielle de plus de 750$ annuellement.

Donc, pour une résidence de 300 000$, les taxes de ma résidence seraient de plus de 5 100$ annuellement. Ai-je besoin de vous souligner qu’une telle taxe doit être payée à partir d’un revenu après impôts. Je vous laisse faire les calculs.

Vous mentionnez également que le taux de taxe est régi et uniforme. Malheureusement, madame, cette règle dont vous faites mention ne se traduit pas en aucune forme d’équité pour qui que ce soit au Québec. C’est Trois-Rivières qui décide de majorer elle-même le taux de taxation, comme elle l’entend. Cette règle madame est une chimère qui est utilisée pour donner une impression d’équité.

Vous m’inviter à faire appel à la Ville pour obtenir des réponses. Je l’ai fait et à maintes reprises. Personne n’arrive à expliquer pourquoi à Trois-Rivières une résidence qui vaut légèrement au-dessus de la moyenne mais également bien en bas de la moyenne nationale soit de 300 000 $ a une taxe foncière équivalent à une propriété de plus de 750 000 $ dans les villes mentionnées dans ma publication.

Pour ce qui est des gens qui n’ont pas les moyens d’acquérir pas même une petite maison, il existe des programmes qui facilitent l’accès à la propriété. Vue la situation économique de notre région, cet accès est grandement facilité à Trois-Rivières. Cependant, une fois qu’on la possède, il serait juste et équitable pour tous, considérant le niveau de services, que le coût de possession principalement au niveau des taxes foncières, soit représentatif partout au Québec. À Trois-Rivières, c’est jusqu’à 100% plus cher. Preuve à l’appui.

Je trouve sain qu’il y ait un débat sur le sujet et j’espère que je serai rabroué par des arguments valables qui justifient cet écart béant entre Trois-Rivières et des centaines d’autres municipalités du Québec. Jusqu’ici madame, je considère n’avoir reçu aucun argument dans ce sens.

Gaëtan Bouchard

Trois-Rivières