L’auteur considère que les concepteurs des nouveaux circuits de la STTR ne semblent avoir misé uniquement qu’en fonction des étudiants de l’UQTR, du Cégep ainsi que du personnel de l’hôpital en négligeant malheureusement bon nombre des usagers réguliers.

STTR: le maire Lamarche doit intervenir

Dans l’édition du 5 août dernier du Nouvelliste, l’auteur Yvon Fleury dans sa lettre d’opinion STTR et prochain passage mettait en lumière les problématiques concernant les premiers départs du matin des autobus de la STTR qui ont été repoussés ainsi que des heures de départs non synchronisés lors des points de rencontre lors des transferts, depuis l’introduction de la «modernisation» des nouveaux circuits.

Je ne peux malheureusement qu’acquiescer à ce constat malheureux en tant qu’usager de la STTR. Concernant les premiers départs du matin, sous les anciens circuits, le premier passage dans mon quartier était à 6 h 31, ce qui permettait de me rendre à temps à mon lieu de travail au centre-ville débutant à 7 h. Maintenant, avec les nouveaux circuits, c’est à 6 h 57, soit 25 minutes plus tard. Je dois maintenant me résigner à marcher 20 minutes à pied pour ne pas arriver en retard au boulot. Et je ne suis pas le seul à vivre cette problématique. Concernant la non-synchronisation de l’heure de départ lors des points de transfert, j’ai été témoin la semaine passée d’une personne aveugle qui débarquait de l’autobus que je devais prendre et qui demandait l’emplacement de l’autobus no 13, qui ironiquement était parti du terminus deux minutes auparavant. Ce ne sera pas très joli cet hiver lorsque les usagers devant faire un transfert devront attendre presque 25 minutes à -20 degrés Celcius. Sur quelle planète vivent dont les «penseurs» quant à la conception de la «modernisation» des nouveaux circuits? Assez pathétique, merci!

Les concepteurs des nouveaux circuits de la STTR ne semblent avoir misé uniquement qu’en fonction des étudiants de l’UQTR, du Cégep ainsi que du personnel de l’hôpital en négligeant malheureusement bon nombre des usagers réguliers. Je suis tout de même assez curieux de voir le nombre de ces étudiants vouloir mettre leur voiture «À vendre» sur Kijiji lorsqu’ils auront constaté la faible fréquence des passages aux 35 minutes le jour et aux 65 minutes les soirs et fins de semaine. Et sans compter l’infirmière de jour de notre grand hôpital trifluvien qui devra attendre probablement 55 minutes avant le prochain passage après avoir manqué de peu son transport suite aux heures supplémentaires obligatoires faute de manque de personnel.

Dans les éditions du 6 et 7 août de notre grand quotidien régional, nous apprenions que certains rêveurs souhaitent de voir se concrétiser le projet de train à grande fréquence avec un arrêt à Trois-Rivières en s’imaginant que le nombre de touristes va augmenter comme par magie dans notre ville, et que la valeur des maisons de notre ville va augmenter suite à l’arrivée prétendue de nouveaux résidents qui utiliseront le TGF pour se rendre sur leurs lieux de travail à Montréal ou Québec (adieu l’acquisition d’une première propriété à coût raisonnable, faut croire que c’est ça le progrès…)

Il faut cependant se souvenir que dans l’édition du 20 mars dernier du Nouvelliste, le Trifluvien Simon Boudreau avait écrit une lettre d’opinion intitulée L’aventure des transports en commun à Trois-Rivières... Il avait décrit sa «mésaventure traumatisante» lors de son retour à Trois-Rivières en autobus de la compagnie Orléans Express un dimanche soir de février en devant attendre au grand froid plus d’une heure l’arrivée d’un taxi, faute de personnel et d’un transport de la STTR inexistant le dimanche soir.

J’ose imaginer dans ce cas que cette situation sera problématique dans l’incitatif des citoyens trifluviens d’utiliser le TGF dans l’espoir de sauver presque 50 minutes de trajets en direction ou au retour de Montréal ou Québec si le service de la STTR fait en sorte d’attendre près de 30 minutes à la gare, de faire ensuite un trajet probable de 45 minutes du terminus vers la maison à cause de la non-synchronisation des transferts au centre-ville. Sans compter les premiers touristes de l’extérieur qui feront une très mauvaise presse à l’extérieur suite à la qualité rudimentaire de notre transport collectif interne pour les accueillir.

Messieurs Guy de Montigny de la STTR, Daniel Rioux de IDE, et Frédéric Laurin de l’UQTR, svp, descendez au plus vite de vos nuages respectifs, et redescendez le plus rapidement possible direction Terre afin de constatez la réalité du transport en commun en sol trifluvien. Ça presse! Et monsieur Jean Lamarche, notre nouveau maire, une intervention directe de votre part serait de mise pour régler dans les plus brefs délais le fiasco de la modernisation des nouveaux circuits de la STTR. La prochaine assemblée publique du conseil municipal du 20 août prochain risque de faire acte de présence d’un bon nombre d’usagers de la STTR qui vous feront part de leurs problématiques lors de la période des questions.

Éric Verville

Trois-Rivières