SPA et ministère des Aînés et Proches aidants: deux approches différentes

OPINIONS / À la lumière de ce qu’on constate, nous remarquons que les animaux qui font l’objet de maltraitance, dès que la situation est connue, la SPA et une escouade d’intervenants (vétérinaires, policiers et autres) se précipitent vers le purgatoire de ces animaux pour les soigner et ensuite les confier dans des refuges sécuritaires et sains. Quant aux propriétaires fautifs et malveillants, ceux-ci sont soit exposés à des amendes, soit arrêtés et ils feront face à la justice.

Or, si l’on compare la situation dans les CHSLD, bien que celle-ci soit décriée par des préposés aux bénéficiaires, des infirmières, des proches aidants et autres et ce depuis plusieurs années, nous ne pouvons qu’être témoins du peu d’améliorations qui ont été apportées dans ces endroits, oui ces endroits malfamés où la maltraitance, la sous-alimentation, le manque de soins sont légendaires.

Cet échec est attribuable au manque de ressources humaines qui se dévouent à des salaires indécents et des conditions de travail dignes des galériens.

Or, avec la pandémie que nous vivons, l’hécatombe est plus que féroce dans ces établissements. Le gouvernement savait que la COVID-19 y trouverait un terreau fertile à sa propagation.

Contrairement aux animaux, ces aînés infectés sont laissés dans ces endroits malsains où les miasmes de la mort les entourent.

Pour lutter contre l’ennemi invisible, des escadrons de spécialistes sont dépêchés vers ses établissements pour prêter main-forte aux employés survivants qui peinent à la tâche.

Puisque la ministre de la Santé a répété ad nauseam qu’elle avait libéré 7000 lits dans les hôpitaux, pourquoi ne pas transférer temporairement les aînés qui ne sont pas infectés dans les hôpitaux et ainsi limiter le carnage dans les CHSLD?

Finalement, à quand la création d’une SPA (société protectrice des aînés)? Car la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants est vraisemblablement incapable de trouver des solutions à ce dont nous sommes tous témoins aujourd’hui, de l’incompétence et des guerres intestines que se livrent les dirigeants du système de santé nécrosé du Québec pendant que les aînés sont laissés à eux-mêmes.

Marc Laprise

Trois-Rivières