Une assemblée extraordinaire du conseil d’établissement de l’école du Versant-de-la-Batiscan a lieu ce mercredi. Il y sera question du regroupement des élèves des deux pavillons, Saint-Gabriel (Saint-Stanislas, ci-dessus) et Saint-Charles (Sainte-Geneviève-de-Batiscan) en un seul endroit.

Soyons un modèle de ruralité et de solidarité

Mercredi le 1er novembre se tiendra un conseil d’établissement extraordinaire de l’École du Versant-de-la-Batiscan à l’édifice Saint-Gabriel, à Saint-Stanislas. Un point à l’ordre du jour «Demande à la Commission scolaire d’effectuer une consultation publique pour le regroupement des élèves des deux édifices», c’est-à-dire Saint-Gabriel et Saint-Charles de Sainte-Geneviève-de-Batiscan. Les représentants et représentantes du conseil d’établissement devront se pencher sur ce point, cela faisant suite à une pétition, semble-t-il, de parents de Saint-Prosper et Saint-Stanislas à l’effet de faire fermer l’école de Sainte-Geneviève-de-Batiscan.

Après avoir vu mes trois filles étudier au sein des deux édifices, après avoir établi des liens d’amitié avec les parents de Saint-Prosper et Saint-Stanislas, et ce, particulièrement avec «l’organisation de participation des parents (OPP)», je ne peux pas comprendre ce qui amène cette prise de position. Depuis plusieurs années, les trois communautés œuvrent en collégialité afin de soutenir les deux écoles. 

Oui, j’aurais aimé avoir mes filles tout à côté de notre résidence familiale durant tout le parcours scolaire au niveau primaire mais ce ne fut pas le cas. Elles aussi ont voyagé. J’ai vu les gens de mon village s’investir humainement et financièrement dans les modules de jeux, dans le projet bénévole «Lire et faire lire» avec des grands-parents, dans la bibliothèque municipale/scolaire où la Municipalité a investi plus de 100 000 $ et dans la salle communautaire afin d’en faire un gymnase avec éclairage conforme et air climatisé pour le mieux-être des enfants des trois communautés. 

J’ai toujours vu les gens de mon village s’investir pour nos enfants et s’impliquer bénévolement avec les parents de Saint-Prosper et de Saint-Stanislas. Je ne peux croire que des parents puissent penser souhaiter la fermeture d’une école dans un village voisin. Peut-être est-ce le manque d’information qui nous amène à une telle demande mercredi? J’ose espérer que les représentants du conseil d’établissement apporteront une réflexion collective et sociale qui prendra en compte le mieux-être de nos trois communautés. Le fait de porter une telle demande auprès de la Commission scolaire ne fera aucun gagnant, et ce, dans chacune de nos collectivités respectives. J’aime Saint-Prosper et j’aime Saint-Stanislas. Trouvons ensemble des voies de passage afin de faire en sorte que nos trois villages en sortent gagnants et non déchirés. 

Mais lorsque des situations évoquent la fermeture d’un établissement primaire, cela sape le travail accompli au cours des dernières années par nos dirigeants municipaux en ce qui concerne la politique familiale et le développement domiciliaire. Il devient alors plus difficile de vendre les bienfaits et d’attirer les familles. Ce faisant, l’attractivité urbaine peut devenir difficile à contrer. 

Chers représentants et représentantes des parents et du personnel, vous qui vous pencherez sur cette procédure de demande auprès de la Commission scolaire, je souhaite de tout cœur que votre réflexion ira dans le sens de ne pas amorcer une telle procédure qui sera nuisible pour le mieux-être de nos villages. Ne souhaitant pas demeurer en reste, je vous tends la main. Je n’ai pas toutes les solutions mais ensemble nous saurons aller plus loin. Je réitère mon souhait à vous soutenir dans une réflexion qui permettrait à nos collectivités de trouver des solutions gagnantes-gagnantes, et ce, pour nous tous et d’éviter ainsi les confrontations stériles et malsaines. Il y a des irritants pour certains parents, j’en conviens. J’ai eu le même parcours que vous de mon côté. Mais après avoir vécu ce que vous vivez, j’y vois maintenant des opportunités de faire différemment et de proposer de nouveaux aménagements auprès des dirigeants de la Commission scolaire. 

Soyons des précurseurs! Sortons des sentiers battus! Mettons-nous dans un mode d’esprit d’ouverture et non de contrainte. Soyons un modèle de ruralité et de solidarité pour nos communautés et nos enfants. J’évoque votre esprit de solidarité. 

Jean Brouillette

Sainte-Geneviève-de-Batiscan