Soyons fiers!

OPINIONS / En réaction à la lettre de Monique Lefebvre intitulée «Pourquoi pas une plainte à l’OQLF?».

Depuis 1848, la SSJB de la Mauricie a accompagné la population trifluvienne dans son vouloir-vivre en français. La SSJB intervient fréquemment auprès des entreprises, des commerçants, des municipalités, afin que ceux-ci comprennent l’importance d’ajuster leur affichage, leurs consignes, leur environnement linguistique pour répondre aux besoins et exigences d’une population fière de ses origines, de ses traditions et respectueuse de sa langue.

En 1982, la SSJB organisait la première édition du concours «Le français à l’affiche» visant à sensibiliser les commerçants et les entrepreneurs à l’importance de la présence du français dans le milieu du commerce et des affaires, et cela, tout en conscientisant les consommateurs et les travailleurs par des campagnes d’éducation dans le même sens. Cette année, le concours visitera les centres-villes de Trois-Rivières et de Shawinigan pour aider les commerçants à afficher et servir leur clientèle en français.

Il est vrai, comme le mentionne madame Lefebvre, que de déposer une plainte à l’OQLF est une solution pour régler un problème d’affichage dans une autre langue que le français au Québec. C’est ce que nous avons fait lorsque le mot «Open» est apparu en grosse lettre dans les vitrines du 425, rue des Forges. Nous avons porté une plainte en bonne et due forme à l’OQLF. Nous invitons d’ailleurs la population à en faire tout autant pour protéger le visage français de nos milieux de vie. Si vous rencontrez des difficultés lors du dépôt de votre plainte, n’hésitez pas à nous contacter, nous vous accompagnerons dans vos démarches.

Il existe un moyen efficace qui, jumelé à une plainte, peut apporter des résultats étonnants. Il s’agit tout simplement d’informer le propriétaire ou le gestionnaire du commerce en question de notre insatisfaction. La méthode s’est d’ailleurs avérée efficace. À titre d’exemple récent, une équipe de bénévoles du comité de la langue de la SSJB en a fait la preuve avec la campagne du «vendredi fou». En 2013, la très grande majorité des commerçants du Québec annonçaient le début des soldes des Fêtes en utilisant l’expression anglaise «Black Friday». En jumelant des rencontres avec les responsables de commerces pour leur expliquer les avantages de commercer en français au Québec aux nombreuses plaintes déposées à l’OQLF sur ce sujet, cette petite équipe a réussi à faire adopter l’expression française «vendredi fou» par une grande majorité de commerçants, journalistes ainsi que par la population de la région et du Québec.

Soyons fiers de ce qui nous caractérise et nous définit comme communauté francophone en Amérique.

Jean Breton

Agent d’animation –SSJB Mauricie