Saguenay (Chicoutimi) Parade Militaire, jour du souvenir

Souvenons-nous...

À la 11e heure du 11e jour du 11e mois de l’année 1918 prenait fin l’un des conflits les plus sanglants et inutiles de l’histoire du monde.

Ainsi s’achevaient quatre années d’horreur sans nom commencées en 1914, dans une ambiance d’insouciance et de déni. On se disait que dans trois semaines ce serait terminé et que nos soldats seraient rentrés à la maison! On voit ce que cela donna: plusieurs millions de morts, militaires et civils. Des souffrances sans nom et des régions complètes dévastées. Toutes les villes et tous les villages des pays belligérants ont souffert dans leur chair et dans leur âme et des familles entières furent décimées.

Cet anniversaire de 2018 est particulièrement important car il marque la fin du premier siècle post-conflit. Alors souvenons-nous en cette courte journée du 11 novembre 2018 de ceux qui, tous pays confondus (incluant les Allemands), ont donné leur vie pour empêcher une dictature de prendre le contrôle de l’Europe entière et, par voie de conséquence, d’une grande partie du monde occidental.

Souvenons-nous particulièrement au Québec de tous ceux qui ont donné leur vie dans la fleur de l’âge et sont restés à jamais enterrés dans les champs du nord de la France. Par la même occasion, souvenons-nous aussi de ceux et celles qui sont morts dans le conflit de 1939-1945 ainsi qu’en Corée, en Bosnie, en Afghanistan, en Syrie et tous les conflits plus proches car l’être humain a la fâcheuse tendance à répéter les mêmes erreurs quelles qu’en soient les conséquences.

N’oublions pas surtout que nous sommes prompts à suivre des leaders charismatiques capables de nous manipuler à notre insu en déformant les faits et leur présentation.

Mon grand-père maternel et mon grand-oncle sont morts à la guerre quelques jours avant l’armistice. En ce Jour du Souvenir, j’aurai une pensée pour eux que je n’ai pas connus et j’exprime ici ma reconnaissance aux jeunes Québécois et Canadiens qui ont laissé leur vie en 1944 sur les plages de la campagne et des villes de Normandie, d’où je suis originaire. Je me souviens.

Jacques Bellot

Trois-Rivières