Il y a un peu plus d’un an, le maire de Shawinigan a annoncé son appui public à l’égard du plus grand chantier naval canadien. On aperçoit sur la photo Pierre Drapeau, de l’Association des fournisseurs, Fréderik Boisvert, porte-parole du Chantier Davie, le maire Michel Angers, Jean-Pierre Hamelin, d’InterValves, Paul Lavergne, de la CSN et, à l’avant-plan, François Ross, technicien chez InterValves.

Shawinigan soutient la construction navale au Québec

OPINIONS / L’auteur, Michel Angers, est maire de la Ville de Shawinigan.

Le développement économique d’une ville comme Shawinigan réside à la fois dans la capacité d’innovation de ses industries manufacturières et leur habileté à intégrer les chaînes d’approvisionnement des grandes entreprises manufacturières. La récente mobilisation d’entrepreneurs et d’acteurs économiques de notre ville et de la région pour les prochains contrats à Chantier Davie Canada – d’une valeur de près de 4 milliards $ – nous positionne avantageusement pour la suite des choses.

À titre de maire de Shawinigan, j’ai annoncé, le 13 février 2018, mon appui public à l’égard du plus grand chantier naval canadien. Cette annonce s’est déroulée au sein de l’entreprise InterValves avec son copropriétaire Jean-Pierre Hamelin, qui est devenu depuis quelques semaines le vice-président responsable de la Mauricie au sein de l’Association des fournisseurs de Chantier Davie Canada. InterValves est le plus important fournisseur en Mauricie et a connu une forte croissance grâce à son intégration au sein de la chaîne d’approvisionnement de Chantier Davie Canada.

Il faut multiplier ces réussites entrepreneuriales dans notre ville et notre région avec les contrats fédéraux à venir au cours des prochaines années pour renouveler la flotte des navires des traversiers fédéraux, des frégates de la Marine et des brise-glaces de la Garde côtière canadienne.

Mais dans un avenir plus immédiat, nous devons nous assurer que le contrat pour le nouveau navire Vacancier, qui assure la desserte entre Cap-aux-Meules et l’Île-du-Prince-Édouard, soit construit au Québec. Nous savons que le gouvernement du Québec dévoilera sous peu ses intentions au sujet de la construction de ce nouveau navire. Il sera financé à plus de 90 % par les contribuables québécois et sera majoritairement utilisé par les Québécois.

Il importe donc que la vaste majorité des retombées économiques importantes – près d’un demi-milliard de dollars – demeurent dans les régions du Québec comme la nôtre pour permettre la création et le maintien d’emploi de qualité et bien rémunérés.