Réflexion pour notre temps

OPINION / Où va la civilisation occidentale demandent les philosophes de notre temps? Quand on ne croit plus en Dieu, observe-t-on dans les milieux intellectuels à la suite de Chesterton, ce n’est pas pour ne croire en rien, c’est pour croire en n’importe quoi, la bêtise étant toujours motrice.

Elle aime s’autocélébrer et, par là, devenir interventionniste. Pensons entre autres à ce qui se passe de nos jours avec la laïcité, la science et les utopies égalitaires que Léon Daudet détaillait avec une verve incontestablement talentueuse. Mais pour répondre à toutes ces prétentions qui nous assaillent de toutes parts, voici ce que le pasteur Oskar Pfister écrivait à Sigmund Freud lors de la publication de L’Avenir d’une illusion, une œuvre particulièrement antireligieuse s’il en est une: Nietzsche, précisait-il, a déjà caractérisé la position «progressiste» en ces termes, «à savoir qu’il existe toujours une croyance métaphysique, sur laquelle repose notre croyance en la science [...] que nous, les cognitifs d’aujourd’hui, nous les athées et les antimétaphysiciens, nous tirons encore notre feu de l’embrasement allumé par une foi vieille d’un millénaire, cette foi chrétienne [...] selon laquelle Dieu est Vérité et la Vérité est divine [...]. Mais comment, alors que cela devient justement de moins en moins digne de foi, quand rien ne s’avère plus comme divin, si ce n’est l’erreur, l’aveuglement, le mensonge»!

Or, existe-t-il parmi nous des savants, des exégètes de la Bible capables de casser le miroir de Saint Paul?

André Désilets

Trois-Rivières