Quinze heures à l’urgence

OPINIONS / Le 27 décembre, j’accompagnais ma belle-fille à l’urgence. Arrivées à midi trente, je croise Mme Noëlla Champagne à son arrivée. Après dix heures d’attente, soit vers minuit, Mme Champagne a démissionné et elle a quitté. Ma belle-fille a patienté, jusqu’à 3 h 30 du matin, dont la dernière heure toute seule dans la salle. Rien à dire du service. Elle a eu un excellent service… après quinze heures d’attente.

À la suite de cette longue visite, je veux poser une question. Ma belle-fille classée P4 au tri – même si elle est près de faire une fausse couche – a été appelée, la toute dernière de la salle d’urgence. Plus un chat dans les salles.

Entre midi et demi, notre arrivée, et 3 h 30 du matin, j’ai de la difficulté à comprendre que toutes les personnes arrivées après nous ont toutes été classées plus urgentes que P4. Toutes les petites grippes ont été plus importantes que la peine de perdre un bébé. J’aimerais comprendre le système de tri. D’accord, il peut y avoir des ambulances, mais c’est le fait de passer vraiment la dernière de ceux et celles qui étaient déjà en attente, arrivées après nous et assises sur des chaises durant quinze heures. Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer le système?

May Dick Lemay

Trois-Rivières