L’auteur de cette lettre se penche sur les gestes commis par des individus radicalisés et la réaction des Québécois.

Qui donc est raciste et xénophobe?

Le président du Centre culturel islamique de Québec, M. Benabdallah, se dit offusqué des gestes islamophobes dont sa communauté a été victime ces dernières années, en particulier la tuerie perpétrée contre elle. De là à consacrer une journée à l’islamophobie, sous-entendant que le peuple québécois est islamophobe… Pourtant depuis cet événement à la mosquée de Québec, la communauté musulmane a reçu de nombreux témoignages de sympathie plus sentis que n’importe quel autre groupe n’en a reçu.

D’autre part, permettez-moi de rappeler la longue liste de gestes commis par des individus radicalisés que les Québécois considèrent eux comme des actes racistes et xénophobes à leur encontre.

Évoquant d’abord les tueries commises par des citoyens dûment accueillis par le Canada, voire nés dans ce pays. Car la philosophie du prosélytisme musulman, c’est qu’il faut créer des avant-gardes, recruter des milices clandestines (Martin Rouleau de Saint-Jean-sur-Richelieu, Michaël Zehaf-Bibeau à Ottawa, auteur de la fusillade à la Chambre des communes, Amor Ftouhi de Montréal, auteur d’une attaque au couteau au Michigan). Sans oublier l’attentat, déjoué à temps en 2012, visant à faire dérailler un train de Via Rail reliant Toronto à New York. Ou encore le complot terroriste de juin 2006 qui a mené à l’arrestation de 18 individus qui prévoyaient prendre d’assaut le Parlement d’Ottawa, afin de procéder à l’enlèvement de députés et de Stephen Harper. Ils avaient l’intention de commettre un assassinat de masse par décapitation si le gouvernement n’accédait pas à leur demande, à savoir le retrait des troupes canadiennes en Afghanistan et la libération de certains prisonniers au Moyen-Orient. Ils projetaient de plus, avec trois tonnes de nitrate d’ammonium, de causer une explosion qui visait à détruire tous les bâtiments du Parlement. Ajoutons ce Somalien qui, en octobre 2017, en attente du statut de réfugié, blesse cinq personnes avec une camionnette-bélier à Edmonton. Et nous ne citons pas tous les accommodements religieux exigés qui constituent une entrave à l’intégration et qui irritent bon nombre de Québécois.

Où sont les prises de position de votre communauté dénonçant ces agissements? Elles sont plutôt rares, laissant une grande place aux propos incendiaires d’imams fanatiques sur certains sites et dans certaines mosquées qui influencent et fragilisent des jeunes. Leur but: déstabiliser l’État en représailles à des valeurs contraires à l’Islam, volonté manifestée d’ailleurs dans vos prières. Ou pour contraindre les autorités à accéder à votre démarche implicite pour s’approprier une partie du territoire québécois? Tant matériel que spirituel?

Presque tous les attentats commis contre des communautés chrétiennes en Europe, aux États-Unis, au Québec ou ailleurs prennent leurs origines dans le concept du Djihad, considéré par le prophète, comme le plus important, plus que la prière volontaire, l’aumône, le pèlerinage à la Mecque ou le jeûne. En effet, Mahomet exhorte sans cesse les musulmans à marcher contre les nations occidentales pour les combattre jusqu’à ce qu’elles embrassent l’Islam. C’est donc à un état de croisade, à un prosélytisme permanent, en somme à une Guerre sainte que convie le Coran. Il confère une légitimité divine aux actions des guerriers d’Allah! Quand le Coran dit expressément que le musulman doit combattre pour sa foi, les armes à la main s’il le faut, comment ne pas craindre cette religion de belligérants?

Plus inquiétant encore que l’ordre de participer au Djihad, c’est la récompense qui en résultera et sur laquelle le Coran et les hadiths insistent. Ainsi, le bon musulman s’efforce d’obéir à son Dieu en espérant qu’au jour du jugement, celui-ci se montrera bienveillant à son égard, car mourir en réalisant le Djihad est une mort glorieuse qui sera récompensée: le martyr aura sa place au ciel!

Nul doute que la montée de l’extrême droite islamophobe tant aux États-Unis, en Europe qu’au Québec est une réponse, une réaction au militantisme islamique. Il est évident que le peuple québécois, minoritaire en Amérique du Nord, vit une période trouble, où il anticipe un avenir incertain pour ne pas dire triste à cause de la rigidité de plusieurs factions envers l’intégration – c’est de là que viendra la «fracture sociale insurmontable» –, ainsi qu’à la tolérance excessive des gouvernements québécois qui ont présidé à notre destin.

Roger Greiss

Shawinigan