Yves Lévesque

Quelle est la date charnière de la carrière d’Yves Lévesque?

Quelle est la date charnière de la carrière d’Yves Lévesque, demanderez-vous peut-être? Eh bien, c’est le vendredi 26 octobre 2001. Nous sommes en pleine campagne électorale pour désigner le premier maire à prendre les commandes de la ville fusionnée de Trois-Rivières qui se mettra en branle le 1er janvier suivant.

Les élections auront lieu le dimanche 4 novembre, neuf jours plus tard. Dans son édition du mardi 23 octobre, l’hebdomadaire L’Hebdo journal publie un sondage qui met largement en avance le candidat Alain Croteau, maire de Cap-de-la-Madeleine, sur ses deux adversaires, l’avocat Léon Méthot et Yves Lévesque, maire de Trois-Rivières-Ouest.

Mais ce le vendredi 26 octobre sur l’heure du midi, la station radiophonique CHLN présente et diffuse un débat des trois candidats à partir de la salle de spectacles de la rue des Forges, Le Maquisart. Qu’arrive-t-il alors? Léon Méthot et surtout Yves Lévesque se mettent à piocher sur le favori des sondages. Et le futur maire de la nouvelle ville possède un argument de taille: le comité de transition formé depuis quelques semaines pour préparer l’avènement de la nouvelle ville et qui est constitué de hauts fonctionnaires des villes à fusionner et de quelques élus est boudé par Alain Croteau.

«Vous n’y croyez pas, en la nouvelle ville», lance Yves Lévesque à l’endroit du maire de Cap-de-la-Madeleine chez qui on avait remarqué, en effet, un manque d’enthousiasme pour cette fusion «forcée» décrétée par le gouvernement de Lucien Bouchard et promue ardemment chez nous par le maire sortant de Trois-Rivières, Guy LeBlanc (le vrai responsable, dans les faits, de cette fusion).

Eh bien, c’est à partir de là que tout bascule dans cette course à la mairie de la nouvelle ville. Un vent qui souffle «n’importe qui mais pas Croteau» (car, on y croit en la nouvelle ville!) amène les électrices et électeurs à se tourner vers celui qui personnifiera véritablement la nouvelle ville de Trois-Rivières à compter du dimanche 4 novembre au soir alors que le président des élections, Claude Touzin, greffier de Trois-Rivières-Ouest, le déclare élu à la manière d’un arbitre avec un boxeur en lui soulevant le bras.

Soixante-deux pour cent (62 %) des votants éligibles s’étaient alors rendus aux urnes pour choisir électroniquement le gagnant…

Réjean Martin

Trois-Rivières