Quel gâchis!

OPINIONS / En réaction au communiqué de Larry Imbeault, président de l’Association des employés du Nord québécois (AENQ-CSQ) diffusé le 12 juin dernier, dans lequel il était question de plaintes allant être déposées au Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) et devant d’autres instances à la suite des évènements survenus dans la communauté autochtone de Wemotaci le 5 juin dernier alors que ses représentants ont été victimes de gestes d’intimidation de la part d’individus agressifs.

Nous n’en revenons tout simplement pas de constater les dégâts engendrés par le syndicat (Association des employés du Nord québécois) depuis son entrée à l’école Nikanik en 2016.

Parmi les 17 enseignants de Nikanik, plusieurs regrettent leur vote et réclament maintenant la révocation du syndicat. Pourquoi? Parce qu’il s’est formé des cliques à l’école: les pour et les contre, parce qu’on cherche à nuire aux membres de la direction qui font de leur mieux pour assurer le bien-être de tous, parce qu’on aimerait concentrer davantage nos efforts à l’enseignement plutôt qu’aux tensions créées par un groupuscule d’enseignants.

On en a marre et la pétition de 300 noms en fait foi.

Après vérification, le président de l’Association des employés du Nord québécois, M. Imbeault, affirme que plusieurs élèves ont signé la pétition, ce qui est faux car un seul élève l’a signée. Il en rajoute en mentionnant que la violence et l’intimidation sont tolérées par la direction. Quels propos diffamatoires!

L’atmosphère de travail à l’école secondaire Nikanik a toujours été sereine et harmonieuse entre les membres du personnel, et ce malgré le fait que les salaires des enseignants étaient inférieurs au reste de la province. Depuis que le syndicat est dans nos murs, rien ne va plus! On accuse la direction de tout ce qu’on peut trouver d’irrégulier. Et le pire, c’est que nos élèves en ressentent les répercussions et le vivent très mal.

L’argent n’a pas toujours été la priorité des enseignants: le bien-être des enfants et la qualité de l’enseignement passaient bien avant.

À lire les articles parus dans la presse, on dépeint une communauté où règnent l’intimidation et la violence. Il n’en est rien. Le 5 juin dernier, certains parents ont communiqué leur mécontentement à leur façon pour mieux se faire entendre. Pourquoi? Certains enseignants oublient peut-être que ce qui se dit en classe se répète à la maison.

À quel moment les Blancs sont-ils à l’écoute des Autochtones? Quand les respecte-t-on? Nous avons lu plusieurs messages Facebook de la part de parents d’élèves de l’école qui ont commenté les articles. Ils mentionnent que ça ne va plus depuis l’arrivée du syndicat et qu’au bout du compte, ce sont leurs enfants qui écopent.

Aux représentants syndicaux: bravo pour ce gâchis!

Gabrielle LeRoux

Yvette Niquay

au nom de plusieurs enseignants syndiqués en colère

École Nikanik

Wemotaci