Québec, une ville colonisée?

OPINIONS / Le lendemain du premier jour de l’an 2020, je me suis rendu au salon funéraire faire une visite à des amis qui avaient perdu un être cher. J’y ai aussi rencontré des connaissances et des amis musiciens. On se ressassait de vieux souvenirs. Certains parlaient de leurs activités durant cette période des Fêtes. Des connaissances m’ont parlé de leur soirée du jour de l’An à Québec. Ils s’étaient rendus au Festival Toboggan de Québec entendre le groupe Les Tireux de Roches, qui faisait la première partie de la soirée en compagnie de la Famille Painchaud sur une scène. Après une mise en bouche bien ressentie et appréciée du public, le groupe musical fut remplacé sur une autre scène par des «DJ» dont Loud Luxury qui a fait le décompte fatidique qui ferait passer de l’an 2019 à l’an 2020.

Au moment du décompte le «DJ» Loud Luxury a stupéfait mes amis en laissant entendre: «Ten, Nine, Eight, etc. Happy New Year!».

Comment cela est-il possible qu’un décompte du jour de l’An dans la ville de Québec devant des dizaines de milliers de spectateurs se fasse uniquement en anglais? C’est totalement inadmissible. Honte aux dirigeants du Festival Toboggan de Québec. Je suis persuadé qu’un chanteur aussi anglophone que Bono du groupe U2 aurait eu, lui, la décence d’apprendre et de faire le décompte en français. Je suis certain que Loud Luxury aurait pu le faire en français. Comment les dirigeants du Festival Toboggan de Québec ont-ils pu laisser faire pareil affront à notre culture?

J’invite nos gouvernements (fédéral, provincial et municipal) qui financent par des subventions ce festival à revoir les sommes attribuées et exiger que pareille situation ne se reproduise plus jamais, surtout à Québec. Soyons fiers de notre identité.

Roger Kemp

Trois-Rivières