La conseillère Nancy Déziel réaffirme dans cette lettre sa volonté de relever, avec ses collègues et avec la population, les défis importants auxquels la Ville de Shawinigan est confrontée.

Que veut-on pour Shawinigan?

L’auteure, Nancy Déziel, est conseillère municipale du district de la Rivière à Shawinigan.

J’ai décidé de m’impliquer en politique car je crois en ma ville et la capacité de ses habitants de se relever de cette difficile descente économique qui s’est terminée par la fermeture de Rio Tinto Alcan et de l’usine Laurentide. J’ai cru en ma capacité d’inspirer les gens, de les amener à croire qu’ensemble on est capable d’y arriver et qu’on est aussi bon qu’ailleurs. Que Shawinigan est un des plus beaux endroits où vivre. Que j’aime leur caractère fort et que je comprends leur orgueil.

Nous sommes à un tournant de l’histoire de Shawinigan. Mes premiers pas en politique se sont faits à une époque où il y avait beaucoup de défis. Grâce à une vision renouvelée et un important travail d’équipe, certains de ces défis sont en passe d’être relevés, d’autres restent à surmonter.

Premièrement, l’économie était à diversifier et à relancer. Avec la construction du Centre d’entrepreneuriat et du Digihub, on a pu voir une cinquantaine de nouvelles entreprises s’établir et plus de deux cent quinze emplois de qualités être créés. De plus, dans la foulée de ce dynamisme et grâce aux efforts des entrepreneurs, plusieurs PME connaissent de remarquables expansions: HDI Technologies, Sim Cognibox, ICO Technologies, Kongsberg automotive, Delastek, Elmec, Synapse électronique, Société Laurentide, Bionest technologies, Shalwin, etc. Plusieurs autres se sont établies: Nemaska Lithium, CGI, AddEnergie, Shawinigan Aluminium, Watts, etc. L’économie de Shawinigan se porte de mieux en mieux!

Mais il faut poursuivre les efforts et ne pas se relâcher.

Le passé industriel lourd de Shawinigan amène un second défi. Des terrains contaminés qui nécessitent une remise en état pour plus de cinquante millions de dollars. Ouf! On en voit les cicatrices, que ce soit le long de l’avenue de la Transmission ou surtout, près de l’ancienne Belgo. On y remédie, petit à petit, selon les opportunités, comme le projet du Parc riverain et de la marina de Grand-Mère. Ça aurait pu être une seconde Belgo.

Un troisième défi consiste en la nécessité pour la ville de faire face aux changements climatiques. Il faut se le dire: ce sont les municipalités qui sont en première ligne avec les constructions d’égouts pluviaux de plus grandes dimensions, les opérations de déneigement plus fréquentes et complexes, la déconstruction des ilots de chaleur, autant d’investissements, parfois récurrents, à réaliser.

Quatrième défi dans une municipalité centenaire: des infrastructures en fin de vie utile qui nécessiteront des investissements de trente millions de dollars par année au cours des vingt prochaines années. Rassurez-vous: des programmes de subventions en remboursent les deux tiers, mais il en reste une partie à assumer. De plus, le remplacement de ces infrastructures n’est pas un choix. En effet, il arrive un temps où les tuyaux s’effondrent et où il faut les refaire.

Cinquième défi: des installations d’eau potable qui n’étaient pas conformes au Règlement sur la qualité de l’eau potable du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Il va sans dire que le conseil est tenu de suivre les lois et les normes! Nous aurons de l’eau de grande qualité pour le prochain demi-siècle: il fallait le faire!

Sixième et plus grand défi: des citoyens qui souhaitent (et avec raison!) des services de grande qualité au meilleur prix. Nous avons écouté leurs demandes répétées et nous avons investi dans l’amélioration des services de déneigement et nous nous apprêtons à déployer un plan décennal de rénovation du pavage pour en améliorer l’état. Nous espérons que tous seront heureux des résultats.

Tous ces défis ne sont pas des mirages et nous devons y faire face. Pour y parvenir, chaque dépense, chaque processus est scruté, évalué et accordé seulement lorsque nécessaire, et ce, afin d’être le plus efficient possible. Bien entendu, la perfection n’est pas de ce monde mais on fait de notre mieux, je vous l’assure. Vous devez vous y attendre, tous ces défis demandent des investissements. Mais ces investissements sont faits de façon responsable et pour garantir l’avenir de la ville et des générations à venir.

Que veut-on pour Shawinigan? Pour ma part je choisis une ville en santé avec un avenir plutôt qu’un compte de taxe au plus bas sans considération pour la qualité des services, le développement économique et les futures générations.