Que nous réserve la prochaine décennie?

OPINIONS / Les attentes sont multiples en ce début de la 203e décennie de notre ère. Dépendant des priorités, des craintes et des valeurs, certains s’interrogent sur une foule de dossiers.

L’environnement préoccupe avec raison. L’égalité homme-femme n’est toujours pas chose faite plus de 20 siècles après Jésus-Christ. La sauvegarde du patrimoine dans notre coin de pays demeure une bataille permanente. L’aide médicale à mourir vient de prendre son envol enfin, mais encore? Les six quotidiens régionaux québécois dont Le Nouvelliste sont-ils sur une solide relance? Le temps d’attente aux urgences est un problème qui va faire ombrage plus longtemps que la fumée du vapotage. J’ose croire que le gouvernement Legault va donner suite à la requête d’un député libéral pour rendre presque automatique le don d’organes, et ce, rapidement; il y va de nombreuses vies humaines. La politique partisane qui se veut une béquille à la démocratie connaîtra sans doute une baisse accentuée dans nos mœurs.

Au Vatican, le Pape François prépare une offensive historique pour moderniser la curie romaine; je serai le premier à sourire lorsque les vieux cardinaux rétrogrades concernés vont recevoir leur bleu. La baisse de la foi chrétienne va s’accentuer, mais à quel rythme? Combien d’églises vont fermer au Québec dans les prochaines années; ou plutôt, il en restera combien d’ouvertes à la fin de 2029?

La famille royale de Buckingham Palace perd des plumes dans l’opinion du jeune peuple anglais; les altesses et autres vedettes de la monarchie doivent se préparer à faire face à une nouvelle réalité. Les États-Unis et la Chine ont de nouveaux projets pour la planète Mars notamment; et, que va-t-on découvrir au cours des dix prochaines années, ailleurs dans l’immensité de l’espace?

Plus légèrement, je m’attends à ce que le tutoiement respectueux continue de gruger l’écart qui le place derrière le tenace vouvoiement. Un gala pour ci, un gala pour ça et un autre; suis-je le seul à grimacer? Et le fameux tatouage, une mode devenue une façon de vivre, de s’exprimer, de s’identifier, de se barbouiller; c’est pour longtemps encore? Tant qu’à y être, pourquoi ne pas tatouer les bébés? On leur perce bien les oreilles.

Finalement, à défaut de débarrasser notre écran télé du toupet de Donald Trump et du coton ouaté de Catherine Dorion, peut-on espérer y voir bientôt un film sur Broue et District 31?

Roger Matteau

Shawinigan