Quand verrons-nous la fin de la guerre?

OPINIONS / Oui, malheureusement nous sommes en guerre non pas contre des hommes ou des pays, mais contre un malin virus.

Il est invisible et sournois. Il est présent et très dangereux, capable de nous blesser et même de nous donner la mort, un ennemi redoutable. Pour le vaincre, il faut se garder à distance, laver souvent nos mains et éviter les contacts avec les autres et se protéger toujours. Pour réussir, il faut s’enfermer et rentrer chez soi. Il faut éviter les rassemblements et les contacts physiques avec les autres.

Alors nous réalisons que nous sommes vulnérables, faibles et très fragiles. Nous réalisons aussi que nous sommes créés non pas pour nous éloigner les uns des autres, mais pour nous aimer les uns les autres. Jésus qui a vécu les souffrances de la passion a connu tout cela. Il a même accepté de mourir pour que nous ayons la vie et que nous puissions par notre foi et notre amour la partager avec Lui pour toujours.

Ce temps de guerre peut être pour chacun de nous un temps de grâce. Dans le silence de nos demeures, Dieu est présent. Comme le dit l’Évangile, Dieu voit ce qu’on vit dans le secret et il connaît le fond de nos cœurs.

Bien des gens en se retrouvant avec eux-mêmes découvrent les vraies valeurs qui les habitent et les besoins profonds qui les animent. Qu’est-ce qui est le plus important dans notre vie? L’argent? Le plaisir? Les biens de toutes sortes?

On retrouve l’essentiel: la vie, la santé, la famille, les amis, l’esprit d’amour, de bonté, de service, de partage, le sens qu’on donne à notre vie présente et celle qui nous attend. Voilà le sens de la victoire de Jésus!

Quand verrons-nous la fin de la guerre? Avec Lui, nous sommes tous en marche vers la Victoire qui nous attend. Gardons confiance, soyons forts et tenons bon.

Jacques Casaubon, prêtre

Shawinigan