Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard.

Quand on se trompe...

À l’école quand j’écrivais la mauvaise réponse à un problème arithmétique, j’effaçais et je corrigeais. Finalement, grâce à l’effort de l’apprentissage par nos erreurs, nous avons tous compris que 2 + 2 égalait 4 et pas autre chose.

Pour le présent gouvernement libéral de Philippe Couillard, force est de reconnaître que sa célèbre politique d’austérité en début de mandat aura été une grossière erreur et qu’après avoir fait une mauvaise réponse aux soustractions dans les services à la population, il devra effacer sa réponse et inscrire la bonne. 

Les vertus de l’essai-erreur sont universelles et le progrès, s’il en est, revient à cette reconnaissance que l’humain se trompe.

Pour différente raison humaniste, économique et financière, il me sera difficile de remettre l’erreur du gouvernement Couillard en retour d’impôt de 278 $ qu’on affirme me rendre. Personnellement, je pense que c’est au gouvernement Couillard de corriger son erreur et de donner la bonne réponse.

Les services sociaux à rendre au peuple et aux nombreux démunis de notre riche société doivent être orchestrés par le gouvernement et non par tout un chacun: aucun mécène, qu’il soit coopératif ou individuel ne doit gérer le pays. Ce rôle revient aux élus du peuple.

Un gouvernement sert à ça, qu’il soit de n’importe quelle allégeance politique. 

Oui, ça exige du courage et de l’humilité pour reconnaître qu’on s’est trompé, mais si l’on veut réaliser un projet d’une saine société et une justice sociale qui n’existe pas naturellement, c’est à cette autorité élue à bien la faire. Sinon, c’est la désobéissance civile à cette erreur d’austérité qui viendra corriger la faute du gouvernement. 

Il y a une limite à la servilité: sans la justice, c’est assurément le chaos.

Que le gouvernement dirige adéquatement et donne les bonnes réponses; qu’il cesse de se tromper, qu’il cesse de nous tromper, qu’il efface et corrige ses erreurs.

François Champoux

Trois-Rivières