Une personne lave son auto à grande eau avec un boyau. arrosage d’auto interdit pendant les temps chaud Roberge, Alain 10 août 2001 65890 Droits: La Presse

Quand les experts s’en mêlent...

OPINIONS / En réaction à l’éditorial de Stéphan Frappier intitulé «Tempête dans un verre d’eau», publié dans notre édition du samedi 15 juin.

Monsieur Frappier, vous vous en êtes donné à cœur joie après le survol des opinions exprimées par plusieurs dans ce journal, sur la réglementation de l’eau dans notre belle ville de Trois-Rivières. Je constate qu’en plus de votre métier, vous vous êtes coiffé du titre de spécialiste de l’entretien d’un véhicule automobile. Et en tant qu’expert présumé, cela vous permettait sûrement de dénigrer de façon plutôt condescendante les opinions de ceux qui se sont manifestés dans ce même journal récemment.

Je serai d’accord sur un point: il y aura toujours des gens irresponsables qui abusent du système et se comporteront de façon négligente. Mais la généralité avec laquelle vous semblez croire que tous ceux qui aspirent à garder leur véhicule propre pour toutes les raisons que ce soit quand le temps leur permet, sont dans l’errance, il y a un pas.

De ce que vous en dites de l’entretien d’un véhicule en été je crois que, soit vous n’avez pas d’auto ou bien vous êtes déconnecté de la réalité. L’été, c’est la poussière, le sable, les rejets végétaux des arbres et les fientes d’oiseaux qui altèrent les véhicules. Alors le lavage d’autos, bof! pas important hein... L’hiver votre expertise présume aussi que les gens ne s’en occupent pas plus que ça de leur véhicule.

Monsieur Frappier, je vais quand même respecter votre opinion mais j’aimerais qu’on s’entende. Je fais déjà suffisamment d’efforts pour améliorer la collectivité. Je récupère, j’amène mes sacs à l’épicerie, je ne laisse jamais tourner mon auto pour rien, je ne fume pas et quoi d’autre... De plus, je contribue à grand frais de taxes et d’impôts à l’amélioration présumée de notre société. Je roule chaque jour dans des rues pleines de trous et mal entretenues. Est-ce que je peux laver mon foutu véhicule la journée qui me convient sans me faire traiter d’inconscient?

Et puis de toute façon, M. Frappier, à la lumière de votre éditorial je me permets de présumer que vous êtes sûrement de ceux qui se disent: «Ben quand y va mouiller y va être propre, mon char!».

Daniel Turcotte

Trois-Rivières