Provocation et insubordination!

«Maintenant que je suis députée, faudrait que je m’habille comme quelqu’un d’autre! Or, je m’habille comme bien des Québécois et je veux rester avec mon style.»

Ainsi s’exprimait Catherine Dorion, nouvelle députée de Québec solidaire dans la région de Québec, sur certaines tribunes téléphoniques.

Qui plus est, à l’émission 24/60 de RDI récemment, madame Dorion était l’invitée d’Anne-Marie Dussault en compagnie de Jean-Pierre Charbonneau, ex-président de l’Assemblée nationale. Celui-ci rappelait être arrivé au Parlement, en 1976, vêtu d’une chemise en manches courtes, sans veston ni cravate.

Rapidement, monsieur Charbonneau est entré dans le rang, comme il le disait, parce qu’il avait compris que le Parlement n’était pas un gymnase, mais un lieu avec un décorum propre à cette institution. La tradition parlementaire, c’est que s’il n’y a pas de code vestimentaire, c’est que tout simplement personne ne pouvait prévoir que des élus se présenteraient un jour, en jeans, en camisole ou chaussés d’une paire de bottes Dr Martens.

Or, cette manière d’être de la nouvelle députée est à la fois ridicule et choquante.

Ce n’est pas sans rappeler l’attitude de Gabriel Nadeau-Dubois lors du Printemps érable de 2012 et qui commandait à ses troupes la désobéissance civile envers le gouvernement lors du conflit étudiant. Aujourd’hui Gabriel Nadeau-Dubois se tait et c’est une autre Solidaire qui provoque dans cette saga de code vestimentaire. On dirait que QS a décidé de faire à sa tête, même si, à l’évidence, les gestes ne sont pas de la même portée.

Et je constate que certains animateurs de radio tournent cela en dérision, façon d’adhérer sans trop de questions à leur philosophie. On vit en société et on y rencontre, qui des policiers, des pompiers, qui des gens de service dans les commerces, des enseignants et tous portent un uniforme propre à leur travail.

Même les étudiants au secondaire ont à respecter un code vestimentaire. Je ne veux pas d’un amuseur public, je veux un vrai représentant du Peuple. Je me souviens que ma mère, quand j’étais jeune, me disait: «Habille-toi propre si t’as à sortir!»

Ça me donne l’occasion de dire combien de nos jours, ça change de partout: on se fait tutoyer (gros comme le bras) dans un magasin, les mots s’il vous plaît ou merci ou pardon n’existent plus. Les gens sont rivés sur leur écran sans parler des médias sociaux où les propos sont souvent très crus. Le respect, la courtoisie, le gros bon sens, on repassera.

André Gendron

Shawinigan