Protégeons nos animaux!

C’est avec un immense plaisir que j’ai lu dans Le Nouvelliste du 8 janvier que Mme Mélissa Blackburn fait du bénévolat avec son chien Dexter. Merci pour ce beau geste. Merci aussi d’aller dans les écoles afin d’éduquer les jeunes enfants sur l’importance de bien comprendre les comportements des animaux.

Je me désole chaque fois que je vois une petite fille jouer à la poupée avec son chat en le trimbalant dans une poussette et entendre le parent qui filme la scène, rire comme si ce comportement était banal. Un chat n’est pas une poupée. Un chat qui tape sa queue à plusieurs reprises sur le sol nous indique qu’il est tanné de se faire déranger et qu’il veut la paix. Si un enfant continue de s’acharner sur un animal, celui-ci peut devenir agressif. Les animaux donnent toujours des signes de détresse ou ce que j’appelle «J’en ai plein mon casque, recule!» Il y a quelque temps j’avais écrit à l’ancien ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Pierre Paradis, afin de lui suggérer que des cours soient donnés dans les écoles afin d’apprendre aux élèves l’importance de respecter nos animaux. J’avais aussi suggéré que des pancartes soient placées bien en évidence dans les cliniques vétérinaires, les «pet shops» – qui à mon avis ne devraient même pas exister –, et les SPCA afin de rappeler aux gens que prendre un animal, c’est pour la vie. Pas un jouet que l’on abandonne parce que le jouet ne fait plus l’affaire. 

J’avais aussi suggéré de faire de la publicité pour dénoncer les gestes de brutalité envers les animaux et avertir les gens qui négligent, maltraitent et abandonnent leurs animaux, que des sanctions sévères seraient imposées. Dans les écoles, des dépliants devraient être distribués pour éduquer les étudiants aux comportements animaliers et, toujours, sur l’importance de respecter leurs habitudes et les respecter tout court. 

Un animal est un être vivant à part entière et nous avons décidé d’apprivoiser certains animaux pour qu’ils nous tiennent compagnie. Dans l’histoire du Petit Prince, celui-ci dit: «Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé.» Prendre un animal de compagnie devient une responsabilité au même titre que décider d’avoir un ou des enfants. Nous en sommes responsables à vie. Gandhi a dit: «On reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux».

À tous ceux et celles qui laissent leurs animaux de compagnie coucher dehors à des températures aussi froides que celles que nous avons connues dernièrement, je leur demande d’aller passer une nuit couché à l’extérieur et nous en reparlerons le lendemain. 

Anne-Sylvie Duquette

Saint-Boniface