Protection animale

La SPCA Montréal (Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux) attaque les rodéos de Saint-Tite. Une étude rendue publique par le professeur de droit Alain Roy a servi de prétexte à la publication d’une vidéo sur YouTube pour faire pression sur les commanditaires du Festival western de Saint-Tite. L’an dernier, le professeur Roy avait entrepris un recours en injonction pour empêcher la tenue d’un rodéo à l’occasion du 375e anniversaire de Montréal. L’événement a quand même eu lieu du 23 au 27 août au Quai Jacques-Cartier et plus de 35 000 personnes ont visité le site.

La vidéo publiée sur YouTube par la SPCA Montréal est constituée d’images violentes et anecdotiques illustrant essentiellement l’art du cow-boy qui attrape un bovin au lasso et lui lie les pattes alors que l’animal est sur le dos. On n’y voit pas d’animaux blessés. Par contre, il est connu que des chevaux ont déjà subi des blessures lors de nobles compétitions équestres comme la course d’obstacles ou lors de compétitions de polo.

La SPCA Montréal pourrait consacrer son énergie et ses ressources à combattre une atrocité qui contrevient à la Déclaration des droits des animaux: l’abattage halal. Cette pratique consistant à trancher la gorge de l’agneau, alors qu’il est pleinement conscient, permet à l’animal de survivre jusqu’à dix minutes, selon certains experts, alors qu’il se vide de son sang. Voir un animal vivre l’angoisse de la mort offrirait une magnifique vidéo d’horreur: un spectacle constellé des logos de Provigo, Métro, IGA et autres complices qui distribuent la viande halal.

La Déclaration des droits des animaux énonce à l’article 3.2: «Si la mise à mort d’un animal est nécessaire, elle doit être instantanée, indolore et non génératrice d’angoisse.» Traditionnellement au Québec, les animaux étaient assommés avant d’être égorgés.

Sur sa lancée, la SPCA pourrait aussi s’attaquer aux combats de boxe. Le traitement d’un boxeur, victime à répétition de commotions cérébrales, est-il plus acceptable que celui du cheval ou du bovin dompté par un cow-boy. Le but premier du combattant est de provoquer une commotion cérébrale chez l’adversaire. On fait grand état des séquelles de l’encéphalite traumatique chronique chez les joueurs de football ou de hockey. Pourtant la démence pugilistique fut identifiée chez les boxeurs dans les années 1920.

Pourquoi la SPCA Montréal s’attaque-t-elle si pernicieusement au Festival de Saint-Tite? Ne devrait-elle pas plutôt demander une injonction pour s’attaquer à la pratique de l’abattage rituel? Elle pourrait faire de même pour interdire le prochain combat de Simon Kean. Ou s’attaquer à ses commanditaires…

Face à ces incohérences et à des procédés inacceptables qui peuvent avoir des conséquences sur le plan économique, je recommande au Festival de mettre en demeure la SPCA Montréal pour l’en tenir éventuellement responsable et de lancer un appel au boycott de deux commanditaires connus de la SPCA Montréal: Royal Canin et Petsecure, une compagnie d’assurance pour animaux de compagnie.

André Mélançon

Trois-Rivières