Prévenir les conflits

OPINIONS / En réaction à la lettre de Claude Villemure intitulée «Les Forces armées canadiennes et l’aide internationale», publiée dans notre édition du samedi 26 octobre dernier.

Le 26 octobre dernier, on pouvait lire dans cette chronique le commentaire d’un lecteur qui réagissait à une lettre que j’ai signée, publiée dans cette même chronique, comparant les dépenses fédérales consacrées à l’aide internationale et à la défense nationale et appelant à l’augmentation des budgets destinés à l’aide au développement. Ce commentaire pourrait laisser croire que le point de vue émis au nom du Comité de solidarité – Trois-Rivières (CS3R) exprimait une quelconque récrimination à l’endroit des Forces armées canadiennes. Là n’était pas le but du propos.

La lettre voulait tout simplement souligner l’écart important entre le budget de la défense et celui de l’aide internationale et rappeler que le combat contre la pauvreté et la misère est, de l’avis du CS3R, la façon la plus efficace de prévenir les conflits et les guerres. Guerres dont les premières victimes sont d’ailleurs les populations civiles (80 %).

Dans une analyse publiée en 2016, l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) indiquait qu’au cours des dix années précédentes, les guerres avaient provoqué la mort de deux millions d’enfants qu’ils aient servi de cibles civiles ou qu’ils aient été tués au combat en tant qu’enfants soldats.

Au terme de son commentaire, l’auteur m’invitait à porter le coquelicot pour disait-il «se rappeler des Canadiens qui sont allés porter assistance à ceux qui en avaient le plus besoin, mais qui ont perdu leur vie pour la bonne cause». J’accueille sa suggestion en précisant que je porterai à côté du coquelicot rouge, le coquelicot blanc qui, loin d’être en opposition au coquelicot rouge vise tout simplement à rappeler que la grande majorité des victimes des guerres et des conflits sont bel et bien des civils.

À mon tour, j’invite l’auteur à faire de même.

Jean-Claude Landry

Président du Comité de Solidarité Trois-Rivières