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Prenez soin de vous!

Carrefour des lecteurs
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Le Nouvelliste
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OPINIONS / Je trouve triste de voir autant de polarisation dans les médias. Pour ou contre les mesures de confinement. Pour ou contre les vaccins. Ne pourrions-nous pas nous rappeler que nous avons tous le même objectif: éviter que nous-mêmes ou ceux qu’on aime ne souffrent?

Le problème c’est que ce qui a le potentiel d’éviter votre souffrance ou celle d’un de vos proches est peut-être ce qui fera souffrir un des miens. Et c’est là où tout le monde ne s’entend pas.

Je viens de faire mon devoir de citoyen. J’ai reçu mon vaccin.

Comme je travaille dans une unité chaude, je suis un des privilégiés qui y a eu droit rapidement. J’ai une santé de fer et je prends vraiment soin de moi. Il est donc fort probable que si je contractais la COVID, j’aurais eu peu ou pas de symptômes. Si j’étais seul au monde, je n’aurais certainement pas ressenti le besoin de me le faire administrer. Je n’ai donc pas posé ce geste pour moi, mais pour ceux à qui je tiens, mes proches et mes patients.

Est-ce que les vaccins seront la solution? À court terme, je le crois bien. À long terme, je l’espère de tout mon cœur, mais il demeure un doute. Les mutations sont fréquentes dans ce genre de virus, et il pourrait bien y avoir d’autres pandémies éventuellement.

Il y a pourtant un élément dans l’équation qui n’est pas forcément mis de l’avant depuis le début de toute cette histoire… Quelque chose qui ferait peut-être l’unanimité.

Il n’y aurait en fait pas d’enjeux avec cette pandémie si tout le monde était en parfaite santé, au summum de ce qu’il ou elle a le potentiel d’être. En effet, il y a une chose qui est certaine, et ce n’est pas moi mais la science qui le dit, les plus sévèrement touchés par la COVID sont les gens qui ont, à la base des enjeux importants de santé.

Certains n’y sont pour rien. D’abord, on ne choisit pas l’âge qu’on a. Aussi, la maladie frappe parfois alors qu’on a tout fait «comme il faut». Mais dans mon expérience de clinicien, ce n’est pas la norme, mais plutôt l’exception… Si tout le monde, dès maintenant, prenait soin de lui et par extension de son environnement, le système immunitaire collectif se porterait bien mieux et cette pandémie ne serait probablement jamais apparue. En prenant soin de vous, vous offrez également du réconfort à vos proches, un de moins de qui s’inquiéter.

Avec les technologies modernes, nous sommes la génération la plus confortable à n’avoir jamais vécu sur cette planète ET la plus malade. Tout le monde sait pourtant quoi faire pour retrouver la santé, mais peu le font de façon assidue, même moi. Et ce n’est pas par manque de moyens, les formations, conférence et livres sur la santé pullulent sur le web et dans les librairies.

Ce que j’ai remarqué après quelque 50 000 consultations, c’est que la majorité de nos comportements, surtout les mauvais, sont perpétués pour des motifs qui échappent à notre conscience. C’est ce qui explique pourquoi savoir ce qui est bon pour nous et le faire n’est pas si simple.

Quoi faire alors? Et pourquoi ne pas élargir le champ de ce que nous faisons consciemment? Trouver des moyens d’en apprendre plus sur nos angles morts, sur ce qui fait qu’on se comporte de telle ou telle façon en lien avec notre santé. Séminaire, conférence, livres, méditation, groupes de motivation, cours en ligne, amusez-vous à chercher ce qui fonctionne pour vous, qui vous fera découvrir ces angles morts et offrez-vous (nous!) la santé que vous méritez.

Prendre soin de soi, c’est prendre soin de tous.

Sébastien Burelle
Médecin de famille
Shawinigan