Prenez garde aux arnaqueurs!

Les arnaqueurs sont à l’oeuvre. La vigilance s’impose.

Je ne suis pas la première à qui une arnaque a été faite. On a vu récemment dans les médias que plusieurs personnes âgées et vulnérables ont perdu beaucoup d’argent.

Le modus operandi des arnaqueurs se fait soit par téléphone ou par courriel. Pour ma part, j’ai reçu un appel téléphonique qui ne s’adressait pas à moi personnellement puisque mon nom ne fut pas mentionné. Je n’ai pu déceler le numéro de téléphone sur l’afficheur car il s’agissait d’un appel privé.

Le curiosité m’a poussée à écouter la personne au bout du fil. Elle étit uniquement anglophone et avait un accent asiatique. D’où provenait-elle? Du Canada, des États-Unis ou de l’Inde?

Se présentant comme une employée d’une compagnie de qui je détiens une carte de crédit, elle m’informa que j’avais des problèmes avec ma carte et qu’il fallait les corriger... Elle m’a même dit le montant d’argent dépensé depuis un mois avant même que je reçoive mon compte. Je fus stupéfaite car le montant était exact.

Me doutant que quelque chose n’allait pas, j’ai raccroché.

Immédiatement après, j’ai appelé la compagnie avec laquelle je fais affaire pour m’informer si c’était bien un de leurs employés qui m’avait contactée. Vérification faite sur mon dossier, personne n’avait communiqué avec moi.

Après avoir raconté mon histoire, on fit quelques autres recherches et on ne pouvait m’expliquer comment les arnaqueurs avaient pu savoir le montant exact que j’avais dépensé.

Le seul doute était le suivant: quelqu’un à qui j’ai donné ma carte de crédit lors d’un achat a dû prendre les données sur ma carte et les a transmises à des fraudeurs qui s’en sont emparés.

Par la suite, j’ai parlé à un directeur de la compagnie qui m’a affirmé n’avoir jamais entendu parler d’une chose pareille et d’après lui, les gens ordinairement font comme moi: ils raccrochent le téléphone et c’est tout, puis le problème est réglé. Cela va pour ceux qui sont sur leurs gardes; par contre il y a des personnes naïves qui peuvent se faire prendre.

J’ai fait comprendre au directeur que j’avais réglé la situation pour moi-même et que la raison pour laquelle j’appelais était pour la protection du public en général.

Je crois que la technologie moderne d’aujourd’hui devrait permettre de protéger les détenteurs de cartes de crédit contre le piratage même si ces compagnies nous assurent de la confidentialité de nos dossiers.

Jocelyne Bruneau

Trois-Rivières