Pratiquer le hockey: un luxe!

OPINION / L’évolution des sports a bien changé. Le hockey a une Fédération de hockey sur glace au Québec mais il existe une nouvelle organisation des écoles privées qui a sa propre classification et qui implique des écoles privées de hockey. Pratiquer le hockey aujourd’hui est un luxe.

Le véritable problème est la construction de colisée qui arrive trop tard. Le Colisée de Québec aurait dû être construit quand Québec avait une franchise dans la Ligue nationale de hockey, les Nordiques. Trois-Rivières a commis la même erreur: ils ont vendu leur franchise qu’ils possédaient depuis les débuts de la ligue junior A en 1969 et a changé en 1973, rebaptisée les Draveurs. En 1992, la franchise est vendue à des propriétaires privés, qui ont mis sur pied les Faucons de Sherbrooke 2012-2013. Depuis, la Ligue de hockey junior majeure du Québec (LHJMQ) a eu le temps de stabiliser sa structure et avoir des exigences pour les franchises nouvelles, dont la capacité des amphithéâtres. L’ex-maire de Trois-Rivières désirait avoir une équipe dans la LHJMQ. Il possédait déjà un colisée avec 3546 places et les exigences LHJMQ étaient de 4000 sièges au minimum.

Le problème à Trois-Rivières a été de construire un amphithéâtre pour les spectacles et la construction d’un colisée pour le hockey, quand on avait sous les yeux l’exemple du Centre Bell, où il y a des spectacles et des joutes de hockey. Ils ont compris que ce n’est pas tout d’avoir un amphithéâtre: il faut qu’il soit occupé 330 jours par année.

Le gouvernement du Québec a contribué à coups de millions à ces constructions sans se poser de questions pour voir si ces dépenses répondaient aux véritables besoins du développement des jeunes: des arénas de district et de proximité.

Le nouveau conseil de ville est pris à payer des infrastructures qui auraient pu être réalisées dans un seul amphithéâtre et à renvoyer les coûts des tarifs surpralocaux à Trois-Rivières.

Les fédérations sportives font une grave erreur à vouloir vendre le sport d’élite. La majorité de ces «élites», après avoir connu la gloire et des médailles d’or, a de la difficulté à s’adapter à la vie de tous les jours. Ils ont perdu leur encadrement de vie de sportif.

Guy St-Pierre

Louiseville