Pourquoi pas une milice de la santé?

OPINIONS / Quand vient le temps de se choisir un métier, on en évalue les fins et les rémunérations possibles.

Décider de se choisir un métier dans l’armée canadienne, pour un homme comme pour une femme, c’est-à-dire devenir une soldate ou un soldat standard, ça veut dire commencer avec un salaire de 2663 $ par mois.

Le caporal ou la caporale commence à 4476 $; les salaires augmentent jusqu’à l’adjudant-chef qui gagne au minimum 7810 $ par mois.

Et que font-ils quotidiennement dans l’armée en temps de paix?

Nous savons qu’ils aident à remplir des sacs de sable quand il y a des inondations. Ils assistent les pompiers lors de grands incendies. Et quoi encore?

Leur formation est-elle si longue et si spécialisée qu’ils ne pourraient actuellement donner un coup de main aux professionnels d’un système de santé empêtré dans une crise sans précédent?

Leur travail de soldat en temps de paix est-il aussi difficile et exigeant que celui des préposés aux bénéficiaires dans les CHSLD? Leurs métiers ont-ils la même valorisation publique?

Pour un Québec fort, prévoyant et respectueux de ses citoyens, pourquoi ne pas constituer une milice da la santé?

Une sorte de corps spécialisé d’hommes et de femmes qui travaillent pour la sérénité et le confort que méritent justement en leur fin de vie ceux et celles qui nous ont précédés. Une milice pour le respect et la dignité des nos aînés.

Une société juste doit se permettre une telle force publique.

Jacques Senécal

Nicolet