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Mario De Tilly est directeur général d’Innovation et Développement économique de Trois-Rivières.
Mario De Tilly est directeur général d’Innovation et Développement économique de Trois-Rivières.

Pour une relance solide et équitable dans un contexte de lutte contre les changements climatiques

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OPINION / L’auteur, Mario De Tilly, est directeur général d’Innovation et Développement économique Trois-Rivières.

Le 16 novembre dernier, le premier ministre du Québec, François Legault, et le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, déposaient le Plan pour une économie verte 2030. Devant la menace de plus en plus pressante associée aux changements climatiques, les attentes envers le gouvernement étaient grandes, c’est le moins que l’on puisse dire.

Au cours des jours suivants, des commentateurs se sont dits déçus par le manque d’ambition du projet. Alors, ce plan est-il trop timide, comme certains le croient?

Toute chose étant perfectible par essence, cette politique-cadre a le mérite de tracer un point de départ clair sur les intentions du gouvernement en place. Bien qu’il ne permette pas, à ce stade-ci, d’atteindre les objectifs des Accords de Paris, il pave la voie à suivre afin que collectivement nous y arrivions. C’est un pas dans la bonne direction et il est important de le souligner!

Déjà, certaines actions réalisées par bon nombre de nos entreprises et institutions vont dans ce sens. Il y a quelques mois, par exemple, Trois-Rivières est devenue la première municipalité québécoise à instaurer un fonds majeur de soutien aux projets environnementaux, le fonds Éclore. Initiative de la Ville de Trois-Rivières et de ses partenaires, IDE Trois-Rivières ainsi que la Fondation Trois-Rivières durable, Éclore est une alliance entre le développement économique et l’environnement, un levier financier qui aidera les citoyens, les entreprises et les organismes à mettre en œuvre des actions concrètes pour réduire les gaz à effet de serre, conserver les milieux humides et soutenir le développement d’une économie durable.

Le milieu trifluvien a compris depuis plusieurs années l’importance de prioriser les enjeux de développement durable. D’ailleurs, il y a un an presque jour pour jour, mon organisation présentait à la salle J.-Antonio-Thompson devant plus de 150 citoyens, représentants institutionnels et gens d’affaires son plan stratégique pour la prochaine décennie. La clé de voûte de sa réussite repose sur une vision singulière du développement économique et social.

Notre ambition: faire de Trois-Rivières une ville innovante, étudiante et entreprenante, reconnue pour sa qualité de vie, ses lieux dédiés au savoir, sa vitalité culturelle et sa croissance basée sur une économie durable. Plus de 800 citoyens, travailleurs, gens d’affaires et élus ont pris part à la consultation en vue de définir cet objectif, une participation dont nous devons être fiers.

Pour y arriver, nous espérons compter sur cinq piliers de notre société: l’innovation à la fois économique et sociale, la culture, élément phare de notre identité citoyenne, l’aspect humain de nos actions, l’amélioration de notre environnement, une décarbonisation progressive de notre milieu de vie et, finalement, une économie diversifiée axée sur l’entrepreneuriat et nos entreprises locales.

Aujourd’hui, tout projet est analysé à travers un nouveau cadre de référence tenant compte d’enjeux très concrets maintenant incontournables. Y a-t-il une acceptabilité sociale? Peut-on protéger le patrimoine bâti existant? Peut-on utiliser nos zones actuelles de manière plus optimale afin d’éviter l’étalement urbain? Comment peut-on réhabiliter nos sites industriels?

Nous comptons à Trois-Rivières un noyau intéressant composé d’une vingtaine d’entreprises évoluant dans les secteurs des technologies vertes et des énergies alternatives. Celles-ci constitueront le fer de lance de notre virage axé sur le développement durable. Il est évident que le Plan pour une économie verte déposé par le gouvernement du Québec représente un potentiel faramineux pour nos entreprises, et par le fait même, pour nos concitoyens.

Au cours des prochaines années, les chantiers seront nombreux, mais notre plan stratégique nous guidera dans leur réalisation. La modernisation de nos entreprises sera un de ceux-ci, avec l’objectif de les faire entrer dans l’ère 4.0, et un effort sera fait afin de favoriser leur virage technologique et leur numérisation. Nos établissements d’enseignement auront par ailleurs un rôle fondamental à jouer à ce niveau.

On doit l’admettre, les enjeux reliés aux changements climatiques sont importants, c’est pourquoi le comité de relance économique de Trois-Rivières a également choisi de faire de la transition écologique un élément clé de son plan. L’une des stratégies retenues est d’ailleurs le soutien aux entreprises en vue de l’adoption de pratiques plus durables, et des actions concrètes seront annoncées au cours des prochains moins.

Le Plan pour une économie verte est certainement un pas dans la bonne direction, une confirmation de la volonté du gouvernement de soutenir les efforts réalisés dans une optique de développement durable. Mais c’est surtout localement que nous pouvons agir concrètement.

L’avenir s’annonce prometteur. Nous convions tous les acteurs de développement économique et tous les Trifluviens à mettre l’épaule à la roue et à faire de Trois-Rivières une ville où tout est possible.