Des conseillers municipaux de Trois-Rivières ont pris les choses en main, mardi, à la suite du vote par lequel le budget 2018 et le programme triennal d’immobilisations ont été rejetés lundi soir.

Pour une gestion responsable, adoptons le budget le 29 décembre

L’auteur, Denis Roy, est conseiller municipal du district de Marie-de-l’Incarnation à Trois-Rivières.

Lundi, après le rejet du budget et du plan triennal d’immobilisations (PTI) par une majorité des membres du conseil municipal de Trois-Rivières, plusieurs ont évoqué l’importance d’une réunion dès le lendemain afin de s’assurer de l’adoption la plus rapide possible de ces deux documents essentiels à la bonne gouverne des affaires municipales.

Bien que le maire nous ait déjà annoncé son refus d’y participer, le souhait de travailler en équipe reste partagé par la plupart des élus. L’invitation a donc été lancée de se réunir mardi à 13 h 30 et, encore une fois, une majorité de conseillers a répondu présent.

Le temps presse! Mais le maire a décidé de retarder l’adoption du budget jusqu’au 16 janvier, bien que la loi nous permette de le faire dès le 29 décembre. Lui qui semblait préoccupé au plus haut point par les impacts financiers du vote de lundi néglige désormais ceux que pourrait entraîner une adoption tardive.

Dans le contexte actuel, il est primordial d’agir en bons gestionnaires; les conseillers qui ont voté en défaveur du budget et du PTI ont donc fait parvenir une demande formelle au maire et à la greffière dans le but de convoquer une séance extraordinaire le 29 décembre. En vertu de la Loi sur les cités et villes, lorsqu’une majorité de membres du conseil fait une telle demande, il y a obligation légale de convoquer le conseil. 

Souhaitons maintenant que les intérêts de la collectivité passent avant la «petite politique».