L’auteur de cette lettre souhaite le retour au travail, aux études, dans les restaurants et terrasses tout en cessant d’avoir peur de la COVID-19.
L’auteur de cette lettre souhaite le retour au travail, aux études, dans les restaurants et terrasses tout en cessant d’avoir peur de la COVID-19.

Pour un retour à la vie normale

OPINIONS / Depuis le début de la COVID-19, le gouvernement Legault nous informe à chaque jour des chiffres et statistiques de la pandémie au Québec. Ces chiffres sont-ils vraiment le reflet de ce que nous vivons au quotidien?

Nous avions au Québec 3013 décès en date du 11 mai 2020. Cela représente 62 % de tous les décès au Canada (4870). On serait à même de croire que le Québec au complet est infecté. Mais ce n’est pas le cas. Nous savons qu’actuellement la pandémie frappe surtout la région métropolitaine de Montréal. C’est normal, la moitié du Québec y réside.

Nous savons que c’est dans les institutions, maisons et résidences pour aînées que le gouvernement a malheureusement eu le plus de problèmes avec la pandémie. C’est dans ces endroits où la COVID-19 a eu le plus grand impact meurtrier. Nous y retrouvons 95 % de tous les décès québécois recensés. Oui, vous avez bien lu! Enlevons des décès répertoriés au Québec (3013) tous ceux des institutions pour aînés (2862). Cela nous donne approximativement pour le reste de la population québécoise 151 décès en quatre mois. Trente-sept décès par mois, on est loin d’une pandémie...

Si on avait géré de façon plus stricte toutes les résidences, publiques et privées de nos aînés dès l’apparition des cas au Canada, nous ne serions certainement pas à ce nombre effarant de morts. De même, il est intéressant de se rendre compte que 151 personnes décédées dans toute la population active du Québec, ce n’est pas un nombre si élevé que ça. Surtout quand on sait que beaucoup de cas de mortalité ont été catégorisés COVID-19 sans en être vraiment.

Pourquoi alors le gouvernement nous mitraille-t-il de chiffres et de statistiques à faire peur? Voilà la question que l’on doit se poser en tant que citoyen.

Nous avons le devoir de nous informer plus sérieusement. Le Dr Arruda nous a parlé que le déconfinement complet ne pourra probablement pas se faire sans la présence d’un vaccin. On parle ici de 2021! Pourquoi? Voilà une bonne question à se poser.

Il y a d’autres options à cette crise que le confinement. Ce virus touche toute la population, on ne peut en douter. Selon le médecin Donald C. Vinh du CUSM: «Si ce virus se comporte comme les autres coronavirus connus, la mémoire immunitaire empêcherait d’être infecté à nouveau par le même virus. Des gens peuvent être infectés sans aucun symptôme et ne seront pas contagieux, car leur système immunitaire est capable de contrôler ou d’éliminer l’infection».

La seule chose que l’on ne sait pas encore c’est la durée de l’immunité. Dites-moi, vous faites-vous toujours vacciner pour le H1N1 (grippe A)? Pourtant ce virus est toujours présent et tue des gens.

Environ 7800 personnes meurent de la grippe en moyenne chaque année au Canada malgré les vaccins. Comparons ce chiffre avec la COVID-19. Nous avons 4854 personnes décédées en date du 13 mai 2020. Un chiffre moins élevé que celui de la grippe. Les effets de la COVID-19 sont actuellement en pente descendante partout au Canada. Nous place-t-on en confinement lors des périodes de grippe?

Le confinement a certainement eu un effet positif lors du premier mois de l’arrivée du virus. Mais là on doit passer à l’autre étape. En remettant les gens au travail rapidement, de façon calculée, il ne devrait donc pas y avoir de graves problèmes. Tout comme pour la grippe nous développerons des anticorps; et ceux et celles qui le désirent pourront se faire vacciner quand le vaccin sera disponible.

Cette pandémie nous aura permis d’ouvrir nos yeux sur la façon dont on traite nos aînés au Québec dans leurs résidences de fin de vie. Depuis longtemps on recevait de l’information sur les conditions de vie de ces personnes. Nous n’avons pas agi. Ce coronavirus coûtera une fortune aux différents gouvernements. Beaucoup plus qu’il n’en aurait coûté au fil des ans pour traiter ces gens convenablement et surtout de les protéger adéquatement au début de l’arrivée de ce virus.

La COVID-19 peut être perçue de différentes façons. Il est certain, statistiques à l’appui, que le risque pour la population active est beaucoup moindre que pour nos aînés. Il y a eu un tsunami chez nos personnes en fin de vie.

Retournons au travail, retournons étudier, sortons dans les restaurants et bars, allons jouer dehors, voyons nos amis, reprenons une vie normale. Cessons d’avoir peur. N’oublions pas que tout l’argent qui a servi à gérer cette crise ne vient pas du ciel.

Nous allons collectivement en payer le prix durant de nombreuses années. Le bilan actuel du gouvernement québécois, il est là.

Claude Trudel

Trois-Rivières