Pointu, le TR-IFF? Pourquoi pas!

La deuxième édition du TR-IFF (Trois-Rivières Images, Fête et Films), ce festival de cinéma qui se tient jusqu’au 15 novembre, offre une programmation remarquable. Bien sûr, me diront certains, on va présenter entre autres des raretés incroyables qui ne risquent pas d’attirer des foules mais…

Pour ne donner qu’un exemple, pensons au documentaire qui s’intitule Curtiz et qui raconte, dit-on, l’histoire de la réalisation, en 1942, de Casablanca par le cinéaste Michael Curtiz.

À côté d’œuvres pour le grand public additionnées à des raretés pareilles, on a affaire un peu à un événement qu’on qualifie de pointu, mais pourquoi pas?

Pour avoir écrit, l’an passé, que cette manifestation ne répondait pas à un besoin, je veux ici m’en excuser; je me rétracte.

Il faut inciter le plus grand nombre à assister à ce festival qui peut légitimement avoir l’ambition, justement, de devenir grand.

Je me souviens que je mettais alors dans la balance l’offre, chez nous, de pièces de théâtre jouées à Montréal par de petites troupes professionnelles dans de petits théâtres, offre à laquelle la région ne répond pas.

Mais enfin, pour en venir au TR-IFF, convenons que les goûts se raffinent lorsqu’on se frotte à la crème de la crème.

Alors, on ira encore avec enthousiasme. Bravo aux programmateurs, aux organisateurs.

Réjean Martin

Trois-Rivières