Pas une question de pourcentage

OPINIONS / Le gouvernement québécois est à négocier de nombreuses conventions collectives avec ses différents employés. Il offre en gros des augmentations de salaire pratiquement égales qui n’atteignent pas 2 % par année. Pour les plus pauvres de ses employés, prenons par exemple les éducatrices en milieu familial, une augmentation de 2 % les maintient sous le salaire minimum alors que le même 2 % correspond à une augmentation de 6000 $ pour les employés gagnant 300 000 $ (je vous laisse deviner lesquels).

Pensez-vous que ces 10 000 éducatrices se résoudraient à faire la grève si on leur offrait des augmentations de salaire de 6000 $ par année? Les augmentations de salaire au pourcentage et non à la valeur comparative du travail offert à la société perpétuent un système fallacieux qui maintient les pauvres pauvres et les riches riches. Est-ce que ça nous prendra une grève des femmes comme au Mexique et au Chili pour réaliser leur importance «économique» dans la santé de la société?

Yannick Legault

Trois-Rivières